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Malgré la «maitrise» de la situation par les éléments de la police, le climat social reste volatile au sein du campus universitaire de l'Université de Kinshasa.

Alors qu'ils ont marché ce lundi, 6 janvier 2020 pour réclamer la réduction des frais académiques fixés à 490.000 CDF, soit 288 USD, les étudiants de l'Unikin ont mis en sac plusieurs édifices de la plus grande structure d'enseignement supérieur et universitaire de la République Démocratique du Congo.

Pour contrer ce débordement, la police a fait usage de la force selon les témoins créant la psychose dans le site universitaire.

Face à la violence estudiantine, l'Association des Professeurs de l'Université de Kinshasa vient de suspendre l'organisation d'activités à caractère académique sur toute l'étendue du campus jusqu'au déguisement des pensionnaires du home.

Dans un communiqué, le mouvement citoyen, Lutte pour le Changement, Lucha dénonce la violence et invite les autorités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour arrêter cela.

«Il est regrettable et scandaleux de voir, en ce jour du 6 janvier 2020, les atrocités et affrontements entre étudiants et policiers au campus de l’université de Kinshasa», fait savoir le communiqué parvenu à election-net.com.

Jacques Issongo, responsable de la communication précise que son organisation condamne «la violence avec laquelle les étudiants ont usé pour faire entendre leur voix et la répression de la Policice Nationale Congolaise qui a suivi» avant de déplore l'extrapolation de la revendication des étudiants.

«Les étudiants exigent la baisse de frais académiques, qui sont fixés à 490.000 CDF, soit 288 USD. Malgré les difficultés et la pauvreté qui caractérisent la population congolaise, ce montant, comparé aux autres universités du pays ou de l’étranger n’est pas aussi important qu’il en est l’air», fait remarquer l'activiste.

Il ajoute que que
«Quoi qu’il en soit,
les étudiants ne peuvent en aucun cas casser, pilier et vandaliser les bureaux et banque au site universitaire (la poste, BCDC, la salle des promotions,…), car c’est un recule pour l’université et pour le pays. La violence à toutes ses formes est à condamner avec dernière énergie; la PNC ne peut se comporter en bande de voyous et criminels contre les étudiants; le gouvernement doit tout faire pour garantir un encadrement et enseignement de qualité».

Il faut rappeler que plusieurs interpellations ont été enregistrés par les manifestants et les policiers soupçonnés d'avoir commis des actes déplacés.

José-Junior Owawa

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