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Les États-Unis n’envisagent pas la levée des sanctions contre les proches de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange. C’est ce qu’a déclaré l’envoyé spécial des USA dans la région des Grands-Lacs, Peter Pham, qui l’a déclaré le lundi 30 septembre, à l’issue d’un entretien avec le président de la RDC, Félix Tshisekedi qui séjourne depuis quelques jours aux USA.

Selon Peter Pham, “l’administration Trump pourrait revenir sur ses décisions notamment si la justice congolaise se saisit du dossier”. Et d’ajouter : « Les États-Unis se disent d’ailleurs prêts à fournir des éléments aux magistrats congolais. »

Il y a quelques jours, le président Félix Tshisekedi a manifesté son souci de voir les sanctions contre quelques proches de Joseph Kabila être assouplies par les Etats-Unis d’Amérique. L’ancien opposant et actuel partenaire de Joseph Kabila a estimé, au cours d’un entretien sur la télévision française TV5 monde, que ces sanctions avaient été prises dans un contexte politique marqué par des tensions préélectorales.

Félix Tshisekedi a estimé qu’après les élections organisées en décembre 2018, ces mesures peuvent être assouplies, du moins pour des personnes qui ne sont pas impliquées dans la violation des droits de l’homme.

Pour l’administration Trump, ces sanctions qui ciblent notamment le président de la Ceni Corneille Nangaa, le président de la cour constitutionnelle Benoît Lwamba et l’ancien speaker de l’assemblée nationale Aubin Minaku, sont plutôt liées à la violation des droits de l’homme en République démocratique du Congo.

« Nos sanctions ne sont pas liées à l’élection ou aux résultats des élections. Nos sanctions sont liées à des perturbations des droits humains, à la corruption et à l’ingérence dans le processus électoral bien avant l’élection de 2018 », a indiqué l’envoyé de Donald Trump dans la sous-région.

Et d’ajouter : « Les sanctions, c’était pour aider le peuple congolais qui a exprimé la volonté pour le changement. Les sanctionnés sont des personnes qui ont commis des violations des droits humains, la corruption, l’ingérence dans le processus électoral. »

Pour Washington, pas question de tirer un trait sur le passé avant que les personnes concernées ne répondent de leurs actes.

Election-net.com/ Opr

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