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L'élection du Gouverneur et Vice-gouverneurs de la province du Sankuru peine à être organisée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) suite aux divergences de vues d'abord entre les acteurs politiques de la contrée mais surtout entre les professionnels de droit pourtant habilités à départager les protagonistes. Cette situation inhabituelle dans l'histoire récente du pays laisse suspendus plus de 2 millions de sankurois de l'intérieur que ceux de la diaspora. Pour y mettre fin, le nouveau président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui avait ordonné la suspension du scrutin du 10 avril dernier pour permettre aux candidats gouverneurs Lambert Mende Omalanga ( jusque là seul en lice) et Joseph-Stéphane Mukumadi ( le candidat recalé par la cour d'Apple) de trouver une formule adaptée à la situation. Selon, les indiscrétions du Palais, Félix-Antoine Tshisekedi au parfait de la situation surplace avait demandé aux élus provinciaux et des notables de la province  de le rejoindre dans son quartier général de la cité de l'Union africaine. Dans la journée de vendredi, le Chef de l'État avait demandé à Basile Olongo Pongo, Vice-premier Ministre intérimaire en charge de l'intérieur et Sécurité  d'organiser cette rencontre inédite au cours de laquelle, toutes les questions devront être abordées. Le numéro 1 de la sécurité nationale, également ressortissant de cette province et donc partie prenante au conflit, a pris soin de contacter les têtes d'affiche du Sankuru pour cette fin. Sur la photo de famille, ont pourrait reconnaître certains visages même connus de l'opposition politique congolaise. Est ce pour confirmer le caractère inclusif de la démarche? On est pas loin de cela en tout cas ! Mais quand Félix Tshisekedi fait son entrée dans la salle après, bien entendu, toutes les délégations, le Chef de l'État constante l'absence de Lambert Mende, l'homme pourtant au centre de la crise. Après des poignets des mains avec les élus et notables de la région, le président de la République s'adresse à une autre figure importante de la crise, Benoît Olamba. Président de l'Assemblée provinciale, qui comme vous le savez, avait empêché la tenue de ce scrutin par son refus de convoquer la plénière de l'Assemblée provinciale, ce dernier commence à égrener l'un après l'autre les différents épisodes de cette saga digne d'une série télévisée. « Nous nous sommes rendus compte que la population du Sankuru de qui nous tirons notre légitimité, ne voulait pas encore être témoin d'une élection à candidature unique raison pour laquelle nous avons tout fais pour que ce scrutins soient plus ou moins équitable avec le maximum des candidats pour sa crédibilité même», aurait-il lâché dans l'un de ses propos,  nous confie un participant. « Nous avons rencontré les cadres du FCC, ( Front Commun pour le Congo) pour leur demander de nous donner le nom du candidat gouverneur, personne ne l'a fait mais à notre retour à Lusambo que nous annoncera que ce candidat un Lambert Mende alors que ce dernier n'a pas une bonne opinion chez vue que l'actuel gouverneur a été proposé par lui et le gens ont une idée de son bilan», explique l'intéressé à Election-net.com. Félix Tshisekedi qui cherchait à comprendre la genèse de la crise s'est tourné vers un avocat, l'expert convié à la rencontre pour éclairer la lanterne des participants. Ce dernier avait fait savoir que la loi électorale qui guide le fonctionnement de la CENI établit la Cour d'Appel comme la juridiction compétence pour traiter les contentieux liés aux listes, la brèche sous laquelle s'engouffre la Centrale électorale pour justifier son rejet des arrêts de la cour de cassation. Mais pour ce spécialiste, aucune loi congolaise, électorale soit elle n'est au dessus de la Constitution qui a placé la Cour de cassation en pôle position pour connaître en dernière essor tout litige d'ordre administratif. Et donc, c'est au  conseil d'État que revient la charge de trancher en dernier recours. « Monsieur le président, si vous optez pour l'annulation de l'exécution de l'arrêt du conseil d'État, vous risquez de tuer l'indépendance de cette cour», aurait prévenu le député national Christophe Lutundula, opposant mais également figure politique de premier plan  dans le Sankuru. Très attentif, le Chef de l'État a voulu en savoir un peu plus sur  la légitimité des décisions rendues par la cour d'Apple du Sankuru qui est basée à Lodja en lieu et place de Lusambo, capitale provinciale. Sur ce point, beaucoup d'avis ont été donné par les spécialistes du droit surplace. Des interprétations aussi variées qui auraient poussé le président à déclarer: le droit un plus compliqué que les mathématiques. Vous avez des règles, des exceptions des alinéa...» Rire dans la salle. Félix Tshisekedi avait rappelé aux participants que son mandat est axé notamment sur l'instauration d'un État de droit et que toute son action politique sera placée sur cette même lancée. « Je vais respecter la constitution», a-t-il promis aux sankurois. Une déclaration qui résume en soit la pensée du numéro un congolais. Le chef de l'État a par la suite promis de rencontrer Joseph-Stéphane Mukumadi et Lambert Mende pour une séance de travail parce que « le Président ne voudrait pas être accusé de partialité par un camp comme un autre», nous fait remarquer un participant. Un ancien juge constitutionnel joint par Election-net.com souligne « qu'il n'appartient pas au Conseil supérieur de la magistrature de connaître les matières administratives dévolues au Conseil d'État. Si le Conseil d'État a commis des erreurs dans son jugement, il lui revient de les corriger. Et le président de la République n'a qu'à autoriser l'exécution de cette décision vu que les jugements rendus par les juridictions sont pour le peuple congolais et leur exécution se fait au nom du Chef de l'État.» La crise politique au Sankuru est née à lendemain de l'invalidation de la candidature de Joseph- Stéphane Mukumadi accusé par la cour d'Apple de détenir une nationalité étrangère, cette situation avait ouvert la voie à son concurrent Lambert Mende qui était devenu candidat unique à l'élection de gouverneur.  La crise au Sankuru devra être soldée avec l'élection du Gouverneur et Vice gouverneur annoncée pour le 30 mai prochain.  José-Junior Owawa

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