Violences en Guinée: le parlement européen vilipende Alpha Condé

Ph. Montage Alpha Conde et Cellou Dialo

Marie Arena est la présidente de la commission des droits de l'homme au parlement européen. Elle suit l'actualité en Guinée et surtout les dernières violences survenues, lors de la dernière présidentielle guinéenne de Mars 2020 ; elle dénonce les nombreuses arrestations des opposants guinéens. Elle invite le président Alpha Condé à mieux protéger la sécurité des populations."

Tout simplement parce que, comme vous le savez, je préside la Commission des Droits de l’Homme au Parlement Européen. Quand il y a des faits de violation grave des droits de l'homme dans un pays, il nous appartient d’une part, de les dénoncer, et d’autre part de communiquer au Haut Représentant le fait que nous attendons de sa part, à la fois des positions claires dans ses relations diplomatiques avec les pays partenaires. Mais aussi dans certains cas, des prises de sanction à l’égard des auteurs de ces violences". 

Et d'ajouter : " c’est dans ce cadre-là que nous avons pris l’initiative d’interroger M. Borrel sur ce qu’il entendait faire dans ses relations avec la Guinée suite à des cas de violences graves après le processus électoral qui a eu lieu en Guinée, que ce soit les élections de Mars 2020 ou bien les élections présidentielles, qui pour nous à la fois, n’ont pas respectées les bases fondamentales de l’organisation des élections libres et transparentes". Mais surtout, fait-elle constater, ont été entachées de violences importantes et d’arrestations massives des mouvements d’opposition ou la société civile.

A l'en croire, au mois de février 2020, le parlement européen a fait une résolution pour déplorer les violences qui étaient vécues dans le pays, dans le cadre du processus électoral. Malgré tout, et malgré les recommandations qui étaient formulées au Pouvoir en Guinée, dit-elle, Alpha Condé a continué à renforcer cet état de violence dans son pays. 

Mapote Gaye