Vaccin Covid-19: en 2021 l'Afrique du Sud veut toucher 67% de sa population

Thabisle Khlatshwayo, une volontaire sud-africaine, s'apprêtant à recevoir un vaccin contre le Covid-19 en phase de test à Johannesbourg, le 30 novembre 2020. AP - Jerome Delay

Dans plusieurs pays d’Afrique ou du monde, le vaccin covid suscite la polémique. Si certains approuvent, d’autres émettent des réserves. Car, certains scientifiques font constater le manque d’informations fiables, en Afrique du Sud. En 2021, les autorités de ce pays souhaitent au moins vacciner 67% de sa population. Hier, le ministre de la santé, Zweli MKhize est sorti de son mutisme pour peaufiner son plan de stratégie.

 « On vise au minimum un objectif de vaccination de 67% de la population, pour atteindre l’immunité collective. Ces vaccins doivent être disponibles d’ici fin 202 » a déclaré le ministre Zweli Mkhize. Car, d’après lui, il y a aujourd’hui nécessité de toucher le maximum possible de gens ; il cible au moins 40 millions de Sud-Africains.

Objectif : réussir avant février

Dans ce combat, l’Afrique du Sud vise un objectif. A en croire, le ministre sud-africain, il a la conscience tranquille ; parce qu’au moins 10% de sa population recevra le vaccin. « Il nous reste encore à trouver de quoi vacciner les 57% restants. On essaye autant que possible d’obtenir des doses avant celles du Covax. Nous pensons peut-être réussir à en avoir dès février. Mais tout cela dépend des négociations bilatérales que nous menons en ce moment avec les différentes entreprises » explique –t-il.

Inquiétude d’une seconde vague en Afrique du Sud

En Afrique du Sud, les autorités ne savent plus quoi faire ; elles sont totalement bouleversées, car craignant une seconde vague dans le pays. A cet effet, elles ont entamé des discussions avec Pfizer ou encore les gouvernements russes et Chinois. Une stratégie est arrêtée. C’est-à-dire une fois que les doses achetées, la vaccination se fera par phases. « La première étape visera le personnel de santé. Puis, dans un deuxième temps, nous vaccinerons les travailleurs essentiels, les personnes de plus de 60 ans, et les adultes qui présentent des comorbidités » fait expliquer Anban Pillay, directeur général en charge de la réglementation sanitaire au ministère de la Santé.

Mapote Gaye