USA : le secrétaire d'Etat déplore une dégradation des droits humains dans le monde

Antony Blinken, secrétaire d'État américain. Ph. Tiers

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a déploré mardi une situation des droits humains qui "continue d'aller dans la mauvaise direction", mais a promis de les défendre "partout" dans le monde, y compris chez les "partenaires" des Etats-Unis.

"Nous utiliserons tous les outils de notre diplomatie pour défendre les droits humains et tenir pour responsables ceux qui perpètrent des abus. Les rapports que nous publions aujourd'hui ne sont qu'une façon d'y parvenir.'' a-t-il déclaré en présentant le rapport annuel de la diplomatie américaine sur le sujet.

Il a particulièrement insisté sur «le génocide commis contre les Ouïghours majoritairement musulmans » dans la région chinoise du Xinjiang et sur la répression des forces armées birmanes contre les manifestants opposés au coup d'Etat de février.

Il a aussi évoqué des attaques et emprisonnement de politiciens de l'opposition, de militants anti-corruption et de journalistes indépendants dans des endroits comme la Russie, l'Ouganda et le Venezuela.

''Les États-Unis sont déterminés à travailler avec leurs alliés et partenaires pour demander des comptes aux auteurs de ces actes odieux''dit-il.

Le secrétaire d'Etat a aussi critiqué l'ancien gouvernement de Donald Trump qui avait mis l'accent sur certains droits "inaliénables", notamment la liberté de religion, au détriment parfois des droits des minorités sexuelles et du droit à l'avortement.

''Pendant plusieurs années, nos rapports sur les droits de l'homme contenaient une section sur la santé reproductive, comprenant des informations sur la mortalité maternelle, la discrimination à l'égard des femmes dans l'accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, et les politiques gouvernementales sur l'accès à la contraception et aux soins de santé qualifiés pendant la grossesse et l'accouchement. Ces sujets ont été supprimés des rapports nationaux par l'administration précédente, ils ne font donc pas partie des rapports publiés aujourd'hui, qui couvrent l'année 2020. J'ai demandé à notre équipe de publier un addendum pour chaque rapport national plus tard cette année, a-t-il conclu.