Union Africaine/ Israël : Félix Tshisekedi face à un dilemme

De gauche à droite Moussa Faki Mahamat, président de la commission africaine et Félix Tshisekedi, président de la république Démocratique du Congo/ photo presse présidentielle

À la suite de l'Afrique du Sud, le Botswana prend des distances avec Moussa Faki, président de la commission de l'Union Africaine. Les deux pays dénoncent l'initiative de la commission de l'Union Africaine d'octroyer à Israël le statut de "membres Observateurs" de l'organisation panafricaine.

Dans un communiqué, Gaborone note que le président de la commission de l'Union Africaine a pris cette décision de manière" unilatérale" de recevoir les lettres de créance de l'ambassadeur de l'Etat Hébreux et de faire d'Israël un membre observateur de l'UA.

Le gouvernement du Botswana estime qu'une telle décision devrait d'abord être liée à la réconciliation entre Israël et la Palestine avant tout rapprochement de l'État Hébreux avec l'Union Africaine.

Pour le Botswana, l'occupation de la Palestine par l'Etat d'Israël va à l'encontre de la lettre et l'esprit de la charte de l'Union Africaine. Ainsi, Gaborone exige de Moussa Faki le respect des résolutions des Nations-Unies.

Par voie de conséquence, le gouvernement de Botswana prend des distances avec l'initiative du président de la commission de l'Union Africaine et réitère sa solidarité avec le peuple palestinien.

Pour mémoire, l'ambassadeur d'Israël en Ethiopie, au Burundi et au Tchad, Aleli Admasu, a présenté jeudi 22 juillet ses lettres de créances au président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat.

Israël avait ce statut d’observateur au sein de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) jusqu’à sa transformation en Union africaine en 2002 où il est resté membre observateur de l'Union Africaine.

Chris Lumbu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *