Tueries en Ituri : Le député Jackson Ausse plaide pour une logistique adéquate des FARDC

Le député Jackson Ausse Afingoto, élu d'irumu en ituri. Photo Enet/Prince B

Après avoir condamné les récentes tueries d'une quarantaine de civils qui sont tous des pygmées dans la province de l'Ituri, la semaine dernière, le député national Jackson Ausse Afingoto plaide pour un renforcement des effectifs militaires dans l'urgence, dans tous les territoires de la province de l'Ituri mais également une logistique conséquente pour ces opérations militaires.

Au cours d'une interview accordée à la presse de Goma au Nord-Kivu, ce dimanche 17 janvier 2021, cet élu du territoire d'irumu a souligné que ce récent massacre revêt un caractère particulier par le fait que c'est le peuple minoritaire qui a été la cible des assaillants.

"Quand on peut facilement tuer 10 pygmées ou plus, cela doit interpeler, et je ne voulais rester à Kinshasa voir, je me rends sur place'', a-t-il indiqué.

Il a ensuite souligné que les causes profondes de ce massacres doivent être étudiées, tout en exigeant des enquêtes pour que les responsabilités soient établies.

Cependant, il a fait savoir que c'est toute la province qui est secouée par l'insécurité. Et ce, suite à une multiplication des groupes armés et l'inadaptation des services de sécurité.

''L'Ituri est pris en étau, en commençant par le Chef-lieu, Bunia est encerclé par les groupes armés. Quand les groupes armés prennent le dessus sur les services de sécurité, la situation devient compliquée'', a-t-il déploré.

En outre, il a souligné qu'il y a un faible effectif des éléments militaires et la logistique allouée pour les opérations n'est pas conséquente, ce qui selon lui, fait que l'ennemi puisse avoir le dessus sur l'armée loyaliste.

''[…] Pour tout un territoire composé de 11 chefferies, une seule jeep pour sécuriser. Ça c'est sacrifier la population. Il y a ce problème des effectifs et de la logistique non adaptée à la situation actuelle de l'entité'', a-t-il indiqué à Election-net.com

Par conséquent, pour lui, il a indiqué qu'une question militaire se résout militairement. D'où son appel à ceux qui sont engagés dans la traque des groupes armés actifs dans cette partie du territoire national, de riposter proportionnellement à la menace.

''Le levier militaire est aujourd'hui urgent en ituri, et l'on doit continuer à sensibiliser la population surtout à se désolidariser avec les groupes armés'', a-t-il conclu.

Prince Bagheni, à Goma