Tshopo : Nouvelle motion de censure contre Walle Lufungula

Walle Lufungula gouverneur de la province de la Tshopo lors du lancement de l'examen d'état

Quelques jours seulement après l’annonce officielle de la fin de la crise interinstitutionnelle opposant les deux institutions provinciales par le Président de l’Assemblée provinciale au cours de l’ouverture de la session de mars, crise engendrée à l’issue du vote de la motion de censure contre le gouvernement provincial, au mois de juin de l’année dernière, une nouvelle motion de censure vient d’être déposée ce mardi 13 Avril 2021 au bureau de l’Assemblée provinciale contre le gouvernement provincial de la Tshopo.

Dans la lettre de cette motion de censure initiée par le député provincial Saidi Mabikian Yambey élu du territoire de Bafwasende, plusieurs faits sont alors reprochés au gouvernement provincial plus particulièrement à Walle Lufungula.

Les signataires de la motion de censure contre le gouvernement provincial dénoncent l’incompétence avérée du gouvernement provincial à exécuter le programme du gouvernement, mettant ainsi les Tshopolais et Tshopolaises dans l’incertitude d’espérer un lendemain meilleur.

Ce groupe des députés provinciaux motionnaires estime que cette situation met en péril l’avenir de tout un peuple d’où la nécessité de “déchoir” l’actuel gouvernement provincial et le remplacer par un autre plus “compétent”, capable de donner satisfaction aux attentes de la population de la Tshopo.

Les signataires de la motion de censure contre le gouvernement provincial décrivent en 6 grandes lignes l’incompétence de l’actuel gouvernement provincial.

  1. L’incompétence sur le plan de la gouvernance et de la restauration de l’autorité de l’Etat;
  2. L’incompétence sur le plan de la justice et de la protection des droits de l’homme;
  3. L’incompétence sur la sécurisation des personnes et de leurs biens, l’ordre public et de la moralisation de la vie publique;
  4. L’incompétence sur le plan de la diversification de l’économie et de l’assainissement des finances publiques provinciales;
  5. L’incompétence dans le domaine de la gouvernance publique;
  6. Et enfin, l’incompétence dans le mécanisme d’accès aux services sociaux de base et du capital humain.

Signalons que la présente motion de censure contre le gouvernement provincial a déjà recueilli 14 signatures des députés provinciaux sur 28 que compte la province de la Tshopo.

Pompon BEYOKOBANA, à Kisangani