Tshopo : la province frappée par des épidémies

Collectif des médecins non primés et non salariés de la Tshopo ©Pompon BEYOKOBANA/election-net.com

La province de la Tshopo paye déjà les lourdes conséquences de la grève des infirmiers déclenchée depuis quelques semaines.

Dans une interview accordée à la presse locale, le coordonnateur provincial de programme élargi de vaccination PEV dans la province de la Tshopo, précise que par manque de vaccination, plusieurs épidémies ont refait surface dans l'ensemble de la province.

Docteur Boms Boyoma craint la recrudescence des maladies évitables par la vaccination à savoir : le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, la poliomyélite, la tuberculose, la fièvre jaune, l'hépatite, la rougeole, la méningite pour ne citer que ces maladies.

Pour lui, les enfants ainsi que les femmes enceintes sont les plus vulnérables devant les maladies citées ci-haut. Et cela pourrait s'accentuer par la grève des infirmiers.

"L'augmentation de nombre d'enfants non vaccinés est une illustration que c'est un risque réel que court la Province de la Tshopo sur le plan sanitaire" indique-t-il

Le coordonnateur du PEV Tshopo signale déjà l'apparition des quelques épidémies qui font rage dans plusieurs territoires de la province. Il s'agit des cas de rougeole signalés dans la commune Lubunga à Kisangani ainsi que dans les zones de santé de Yakusu, Yahuma et Banalia. Tout en ajoutant la méningite dans la liste des épidémies, docteur Boms Boyoma déclare qu'il y a augmentation des décès mais sans donner des chiffres exacts.

Déclenchée depuis le mois d'août de l'année en cours, les infirmiers en grève exigent l'amélioration de leurs conditions de travail, le réajustement du barème salarial, l'alignement de certains infirmiers à la prime de risque, mais également la mécanisation des infirmiers admis sous statut depuis 2018.

Pompon BEYOKOBANA, à Kisangani

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