Sud-Kivu: des notables accusés de prendre la province en otage

La ville d'Uvira dans le Sud-Kivu. Ph de tiers.

Le président du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu a effectué lundi 18 janvier une première sortie médiatique depuis son élection l'année dernière à la tête de cette structure.

Laquelle sortie médiatique consacrée essentiellement sur l'état de lieu général de la province où il a dressé un bilan sombre.

Adrien Zawadi, a, au cours d'une conférence de presse organisée lundi aux installations du Bureau de coordination de la société civile soulevé les différents problèmes que connaît la province du Sud-Kivu pour sa décollation.

Sur le plan politique, celui-ci évoque la ''prise en otage'' du système de démarrage par certains notables ressortissants de la province, résidants ailleurs, ''qui gèrent la province par des accords politiques égoïstes'' et celà à travers leurs partis politiques.

Le nouveau président de cette structure citoyenne estime que cela est une ''colonie imposée'' à la province du Sud-Kivu par ces propres filles fils.

''… la province est gérée par des accords politiques sadiques et égoïstes entre un réseau des notables de la province qui la considère comme leur jardin où ils envoient des ouvriers moissonneurs,(…)le dicta politique prend quasiment les deux grandes institutions provinciales en otage à travers la fameuse discipline des partis politiques et cela, a pour conséquence, la surpolitisation de l'administration publique aux détriments des aspirations du peuple…''

Hormis la politique, différents autres points ont été épinglés, notamment la vente des maisons et domaines publics de l'Etat, la spoliation du cimetière de la Ruzizi dans la ville de Bukavu, le manque des infrastructures culturel, sportif, la dégradation avancée des routes reliant les territoires à la ville, l'insécurité grandissante, les catastrophes naturelles,( incendie, inondations, éboulement, …), l'exploitation illicite des bois et autres ressources naturelles par des groupes armés et tans d'autres.

Cependant, Adrien Zawadi invite les uns et les autres à mettre la main sur la pâte en interpellant la conscience pour un décollage de la province.

Héritier Bashige depuis Bukavu