Sud-Kivu : des activités socio-économiques paralysées dans plusieurs entités

Une rue de Bukavu / ENET/ Heritier B.

La journée ville morte décrétée ce mardi 28 décembre par le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu a été respectée par la population à plus de 80 pourcent dans la ville de Bukavu et dans les territoires.

Ce, malgré l'interdiction par le gouvernement provincial qui a invité la population de vaquer librement à ses occupations.

Dans certaines parties jugées chaudes dans la ville de Bukavu où le reporter de election-net.com s'est rendu dans l'avant-midi (10heures), tout semble être arrêté.

En commençant par la place de l'indépendance, la botte, feu rouge, chez Ba2 Cingazi jusqu'à Nyawera en passant par le boulevard Emery Patrice Lumumba, le mouvement de personnes et véhicules est timide.

Les boutiques, magasins marchés, banques, stations services, écoles et Bureaux étatiques sont fermés, à l'exception des quelques-uns.

La société civile motive cette décision de la journée ville morte par l'insécurité qui bat son plein à l'Est de la République démocratique du Congo et la collaboration entre les armées étrangères dont les militaires Ougandaises en Ituri et Beni et des policiers Rwandais à Goma.

De leur part, le gouvernement provincial, pour interdire cette journée ville morte, a indiqué dans son communiqué rendu public que les organisateurs n'ont pas révélé leur motif.

Également dans les territoires du Sud-Kivu, le mot d'ordre de la société civile a été respectée à un large pourcentage.

C'est par exemple dans le territoire d'Uvira, Mwenga, Shabunda, Walungu où les activités ont tourné au ralenti ce mardi 28 décembre.

Héritier Bashige depuis Bukavu

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