Sommet de Joe Biden sur le climat : L’ONU réclame des mesures courageuses

Joe Biden, Ph. Tiers

A la veille du Sommet des dirigeants sur le climat organisé jeudi 22 avril par les Etats-Unis à l’occasion de la Journée de la Terre nourricière, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a demandé à toutes les nations et à tous les peuples de se montrer à la hauteur de ce moment.

Après le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris durant le mandat de Donald Trump, cette réunion organisée par le nouveau président américain doit marquer le réengagement de la première puissance mondiale dans la lutte contre le dérèglement climatique.

À cet effet, le sommet virtuel a pour objectif de donner un nouvel élan aux efforts déployés par les principales économies du monde pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

Le président américain a invite 40 dirigeants mondiaux a un sommet sur le climat en visioconférence, jeudi 22 avril et vendredi 23 avril. Seront notamment présents le président congolais Felix Tshisekedi et ses homologues africains.

Cette réunion doit marquer le retour de Washington en première ligne dans la lutte contre le changement climatique. Pour l’ONU « En cette année charnière pour l’humanité, l’heure est venue de prendre des mesures courageuses en faveur du climat », écrit le Secrétaire général de l’ONU dans une tribune publiée dans le quotidien belge Le Soir et le quotidien français Le Monde et intitulée « Action climatique pour les femmes, les hommes et pour la planète : il faut agir aujourd’hui ».

António Guterres rappelle que les faits, sur le plan scientifique, sont sans appel et font l’objet d’un consensus à l’échelle mondiale : pour que la crise climatique ne se transforme pas en catastrophe permanente, il faut limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius.

Des plans concrets sont nécessaires pour arriver à zéro émission nette

Pour ce faire, il faut, d’ici le milieu du siècle, ramener à zéro les émissions nettes de gaz à effet de serre. Un grand nombre de pays, correspondant aux deux tiers environ de l’économie mondiale, se sont déjà engagés à le faire. « C’est encourageant, mais il est urgent que chaque pays, chaque ville, chaque entreprise et chaque institution financière rejoigne cette coalition et adopte des plans concrets pour arriver à zéro émission nette », estime le chef de l’ONU.

« Il est encore plus urgent que les gouvernements assortissent cette ambition à long terme d’actions concrètes dès maintenant, alors que des billions de dollars sont mobilisés pour vaincre la pandémie de Covid-19. La relance de l’économie est l’occasion ou jamais de repenser notre avenir », ajoute-t-il.

Nelly E.