Russie : Lavrov s’inquiète du racisme contre les blancs aux États-Unis

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères. Ph. Tiers

Dans une interview accordée jeudi 1 er avril à une chaîne de télévision locale, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a assuré que tout le monde souhaitait se débarrasser du racisme, ajoutant que la Russie a été « pionnière dans le mouvement promouvant des droits égaux pour les personnes d’une autre couleur de peau ».

Cependant, il est important, dit-il, de « ne pas aller dans l’autre extrême, que nous avons vue avec le mouvement Black Lives Matter(BLM) et les agressions contre les personnes blanches, les citoyens blancs des États-Unis ».

Le ministre russe des Affaires étrangères a lié cette situation à la « révolution culturelle en cours aux États-Unis », estimant qu’» Hollywood change ses règles pour que tout reflète la diversité de la société moderne, ce qui est aussi une forme de censure ».

« J’ai vu des personnes noires jouer dans des pièces de Shakespeare. Seulement, je ne sais pas quand on verra un Othello blanc », a-t-il poursuivi : « Ce politiquement correct poussé jusqu’à l’absurde finira mal ».

En ce qui concerne, les relations entre la Russie et les Etats-Unis, le ministre russe des Affaires étrangères, a déclaré jeudi que les relations russo-américaines sont à leur plus bas niveau actuellement en raison de l’augmentation des confrontations.

‘La politique des Etats-Unis envers la Russie est marquée par une pression accrue dans tous les domaines, et un durcissement de la rhétorique n’a rien de nouveau”, a indiqué Lavrov.

Par ailleurs, le ministre a estimé qu’il y avait peu de chances pour un dialogue sérieux entre la Russie et les Etats-Unis si Washington continue de reprocher à Moscou les conséquences de sa propre politique inconsidérée.

Selon Lavrov, les pays occidentaux ressentent “une menace pour leur domination” et ils réagissent en inventant de nouvelles règles sur lesquelles l’ordre mondial devrait selon eux être basé, des nouvelles règles en contradiction avec celles définies dans la charte des Nations Unies.