Résurgence d'Ebola au Nord-Kivu : " Pas de panique, rien de très grave", Edgar Mateso

Centre de santé de traitement Ebola à Beni. Photo de tiers

La résurgence de la maladie à virus Ebola suscite des réactions. La dernière en date, est celle du vice-président de la société civile du Nord-Kivu, Edgar Katembo Mateso qui résume son analyse en cinq points :

  1. Je reste convaincu que cette résurgence d'Ebola dans l'espace Beni-Lubero pourra être très vite maîtrisée pour plusieurs raisons: beaucoup de gens sont déjà vaccinés, la communauté maîtrise déjà les bonnes pratiques pour se prévenir, le personnel est déjà suffisamment formé…
  2. Cependant, la bonne communication demeure déterminante pour le reste du processus tant du côté des autorités politicoadministratives que du côté des professionnels de la santé. Les leaders d'opinions au sein de la communauté ont également un grand rôle à jouer: par leur prise de position la situation peut être vite maîtrisée ou s'empirer davantage. Ils doivent faire attention avec leurs langues.
  3. Je reste optimiste : cette nouvelle épidémie sera vite maîtrisée mais à conditions que les uns et les autres évitent de créer le double et la panique dans le chef de la population.
  4. En plus, les équipes de la riposte doivent être attentives envers la communauté locale: écouter tout le monde afin de s'adapter aux us et coutumes locales ; en revanche, la communauté dans son ensemble doit écouter les experts en vue d'adapter son comportement au degré de la menace sanitaire.
  5. Enfin, la communauté se rappellera que pendant la 10e épidémie, au fur et à mesure qu'elle a compris le degré du risque et commencé à collaborer à travers l'engagement communautaire sincère, le risque devenait de plus en plus moindre. Il en est de même pour les équipes de la riposte : la situation s'est améliorée lorsqu'elles ont commencé à prendre en compte les avis et considérations de la communauté locale.

Allons-y sans passion !

Edgar Katembo Mateso

Pour rappel, le ministère de la santé a déclaré la réapparition de la maladie à virus Ebola, le dimanche dernier. Selon le ministre de la santé Eteni Longondo, la personne testée positive est une épouse d'un survivant d'Ebola.

Dieubon Mughenze depuis Beni