Report des cours en RDC : La NDSC désapprouve la décision

Liesse des élèves finalistes du secondaire après l'examen d'État à Kisangani

La nouvelle dynamique de la société civile (NDSC) désapprouve la décision sur le report de la reprise des cours en République démocratique du Congo.

Jean-Chrisostome Kijana, président de cette structure citoyenne, a au cours d'une interview accordée à Election-net.com ce mardi 5 janvier 2021 indiqué cette mesure des autorités est en train de détruire petit à petit le secteur éducatif, car estime-t-il, ''qui'il n'est pas compréhensible qu'on permette à des marchés occasionnant des rassemblements des dizaines de personnes sans aucune mesure barrière, et qu'on permette à des barres, des bistrots et autres secteurs d'être opérationnels, et qu'uniquement pour l'éducation des enfants qu'on puisse interdire la reprise de cours'', a-t-il fait savoir.

Ainsi, il condamne cette mesure et invite le gouvernement congolais à revenir à des bons sentiments, contractualiser la lutte contre la pandémie à coronavirus. ''[…], on ne doit pas tout copier des autres pays et ramener au Congo, à chaque pays son système, ses habitudes et pratiques. On doit contractualiser cette lutte contre la covid-19, et non, sacrifier l'éducation de nos enfants'', a-t-il déclaré à Election-net.com

Poursuivant, il a rappelé que la dernière année scolaire, s'est terminée dans une confusion totale. Et ce, parce que les apprenants n'ont pas eu accès à toutes les matières auxquelles ils avaient droit.

''Et aujourd'hui, cette nouvelle année scolaire d'être perturbée. Nous pensons que les perturbations pour deux années consécutives risqueraient d'avoir des conséquence énormes sur toute une génération'' a-t-il déclaré

En outre, il a émis certaines proposition aux décideurs, d'abord l'organisation d'un système d'éducation alternatif, faire une rotation pour toutes les classes, c'est-à-dire faire en sorte qu'une partie d'élèves étudient les jours impairs et d'autres les jours pairs. Et cela pour réduire le nombre de ces élèves pour éviter le risque de contamination.

Enfin, Jean-Chrisostome Kijana, a souligné qu'au cas où ces propositions ne seront pas prises en compte, ils seront dans l'obligation de lancer des appels à des mobilisations partout à travers le pays. Et ce pour demander à tous les citoyens, particulièrement de réclamer la reprise des activités scolaires pour les enfants.

Prince Bagheni, à Goma