Réforme de la CENI: Ce que propose la Coalition Lamuka

Vue du siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Kinshasa, le 10/05/2018 pour la sensibilisation des électeurs. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La coalition Lamuka propose la présidence de la Commission électorale Nationale Indépendante (CENI) à 8 membres issus des confessions religieuses de façon rotative pour un mandat de 3 mois afin de garantir la surveillance du travail qui sera effectué dans le but de dépolitiser, rendre indépendante, crédible et neutre la centrale électorale. Ce samedi 20 mars 2021 au centre culturel Boboto dans la commune de la Gombe au cours d’un atelier d’échange avec les étudiants de Kinshasa et militants autour des propositions de réformes institutionnelles les partisans de Lamuka se sont rassemblés pour analyser la situation des réformes voulues par Le chef de l'État.

Pour Martin Fayulu, la RDC est confrontée à une crise politique dont l’une des causes fondamentale est la contestation de la légitimité de ses animateurs. Pour mettre fin à cela, le peuple congolais a décidé de mettre en place un nouvel ordre politique fondée sur une nouvelle constitution de 2006 pour lequel le peuple congolais puisse choisir librement ses dirigeants aux termes des élections libres, pluralistes, démocratique, transparentes et crédibles. »

Il souligne par ailleurs que depuis 3 processus électoraux, « les résultats ont été non crédibles et transparents, la vérité des urnes oublié .il faut cependant sélectionner les membres de la CENI sur base de leurs compétences et non de leur appartenance familiale clanique ou corporation ; La CENI est une institution d'appui à la Démocratie où tous congolais se sent capables de demander à y être intégré selon les compétences; Il faudra garantir le droit et la sécurité sociale aux personnels de la CENI; Il faut garantir la liberté syndicale, élargir la gestion de la CENI à d’autre structures de la société civile et Mettre fin à l’impunité des intervenants dans le processus électoral en sorte de rendre les comptes en utilisant à votre guise l’argent de la CENI et s’il y a des preuves qui montrent les résultats ont été truqués, vous allez en prison. » a-t-il dit avant d’ajouter, « la vigilance de la population doit faire que ces gens doivent avoir peur de voler. Le peuple doit contrôler. »

A son tour, l’ancien premier ministre Adolphe Muzito, indique que « Nous savons que si nous ne nous bâtons pas, les mêmes formules des élections passées vont se répéter. Nos propositions s’adressent au peuple d’en faire siens comme une arme, en sorte que s’ils s’opposent, le peuple va se révolter et réclamer ces propositions. La fois passée vous avez fait l’insurrection seulement dans l’urne. Cette fois vous le ferez dans l’urne et dans la rue. » a-t-il laissé entendre.

Et de poursuivre, « nous allons mener les réformes jusqu’à la justice afin de permettre aux magistrats de la cour constitutionnelle et en bas d’améliorer, augmenter son salaire et leur donner un budget de fonctionnement, sa condition de vie pour que celui-ci ne dépende pas de celui qu’il juge et ce dans le but de réduire au maximum la corruption au niveau de la CENI qui n’a aucune sanction administrative et judiciaire. » a-t-il poursuivi.

Le présidium a précisé que les 8 membres que constituera ce bureau de la CENI, sera assisté par 8 autres membres ainsi que 6 commissions, le poste de rapporteur et son adjoint seront sélectionnés par voie de concours et questeur doit provenir du ministère de finances.

Theo Liko