RDC/Violences sur le Genre : « si nous n’avons pas encore une loi, au moins du côté du ministère nous pouvons avoir des décisions coercitives et fermes », Christelle Vuanga

Le média en ligne Actualite.cd en partenariat avec Internews ont lancé ce jeudi 25 novembre 2021 une campagne dénommée "16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme et à la jeune fille".

Intervenant à ce symposium tenu à Sultani Hôtel, la députée nationale, Christelle Vuanga a tout d’abord effleuré la différence entre le sexe et le genre.

« Certes le sexe (masculin et féminin) est biologique, mais le genre, ce sont les constructions et différences sociales. Contrairement à ce que les gens pensent, le genre, c'est la femme, mais aussi l’homme. (…) lorsqu’on refuse un poste à un autochtone, un drépanocytaire, c’est aussi une violence basée sur le genre », a-t-elle expliqué.

Parlant des violences faites à la femme, Christelle Vuanga, également présidente de la commission du genre à l’Assemblée Nationale, a soulevé certains fondamentaux basés sur le genre notamment certaines restrictions coutumières, religieuses et autres en défaveur de la femme.

« Elle ne peut pas manger telle viande ou repas (…) elle doit se couvrir la tête alors que certains hommes qui ont des cheveux longs ne le font pas…», s’est-elle indignée.

Déterminée à apporter sa pierre à l’édifice, la députée nationale souhaite que pendant ces 16 jours d’activisme, « nous allons porter les lunettes du genre. Donc, regarder le monde avec les lunettes du genre. C’est à ce moment-là que nous allons comprendre l’objet de nos revendications », dit-elle, soulevant plusieurs autres cas basés sur le genre tant masculin que féminin.

Parlant de la mise en place d’un cadre légal qui défend et condamne ces violences basées sur le genre particulièrement sur les femmes, Christelle Vuanga estime que « nous (députés nationaux) avons une volonté de revoir certaines dispositions de la loi et interpeler le Gouvernement, principalement la Ministre ( du genre, famille et enfant) mais aussi les élus provinciaux par rapport à leurs édits (…) On doit conjuguer les efforts que ce soit à l’assemblée nationale, au Gouvernement notamment au Ministre de tutelle, pour essayer de pallier que si nous n’avons pas encore une loi, au moins du côté du ministère nous pouvons avoir des décisions coercitives et fermes » a,-t-elle conclu.

Elle a saisi l’occasion pour appeller les organisations de lutte contre des droits des femmes à mutualiser les efforts pour lutter pour leurs droits.

Theo Liko

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