RDC/Violences policières sur les journalistes : Félix Tshisekedi appelé à rendre la police professionnelle

Félix Tshisekedi, Ph. présidence

Le Réseau National des ONG des Droits de l’Homme de la République Démocratique du Congo (RENADHOC) s’insurge contre les attaques des journalistes dans la plus grande fermetée lors des manifestations et appelle le Chef de l’Etat à mettre les moyens pour rendre la police professionnelle.

C’est ce qu’on peut retenir de son communiqué de presse suite à la répression policière lors de la marche de la plate-forme Lamuka où plusieurs journalistes ont été sujet d’un traitement dégradante et brutal dont le correspondant de RFI Patient Ligodi, traîné par terre, tabassé, alors qu'il exerçait son métier.

« Que le Président de la République prenne toutes les dispositions qui s’imposent pour rendre la police professionnelle en donnant un coup d’accélérateur à la réforme en cours et surtout en dotant l’Inspection générale de la police des moyens conséquents susceptibles de lui permettre de remplir convenablement sa mission de contrôle », peut-on lire dans ce communiqué de presse.

Outre cela, le RENADHOC qui condamne ce comportement de la police nationale congolaise qui viole gravement les dispositions pertinentes des instruments juridiques internationaux en matière des droits humains notamment l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que la Constitution de la République Démocratique du Congo dans son article 24, recommande que « tous les policiers impliqués dans le traitement cruel et inhumain du journaliste Patient LIGODI soient arrêtés et déférés devant les instances judiciaires compétentes afin qu’ils répondent de leurs actes et soient sanctionnés conformément à la loi et que le procès de ces policiers soit public et retransmis en direct sur les antennes de la télévision nationale en vue de permettre à la population de connaître la vérité sur les vraies raisons des actes ignobles commis à l’encontre du journaliste LIGODI et d’autres victimes de la répression ».

En outre, le RENADHOC rappelle que « la liberté de la presse est l’un des piliers essentiels de la démocratie. D’autant plus qu’une presse qui informe le public, permet à diverses voix de se faire entendre et responsabilise les dirigeants. Les médias permettent donc aux gens de s’exprimer et contribuent à la diffusion d’opinions qui ne cadrent pas nécessairement avec celles des dirigeants au pouvoir. Ainsi, quand les journalistes sont menacés, agressés, censurés ou emprisonnés, la liberté d’expression de l’ensemble de la société est indirectement attaquée et annihilée. Voilà pourquoi une démocratie solide encourage et protège la liberté de la presse. Et l’Etat de droit, c’est aussi le respect strict de la liberté de la presse ».

Par ailleurs, si un policier a été interpelé suite à l’enquête mené sur le traitement qu’a subit le journaliste Patient Ligodi, le RENADHOC note que le policier présenté comme étant l’auteur de la bavure n’a pas agi seul. Pour cette structure, il est donc impératif de connaître avec qui il a agi et de qui a-t-il reçu l’ordre d’interpeller le journaliste. Ainsi, toutes les responsabilités seront clairement dégagées et les vrais coupables, quels que soient leurs rangs, sanctionnés.

Theo Liko

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