RDC : Une structure de la société civile exige à Félix Tshisekedi la libération de V.Kamerhe avant son arrivée à Goma

Simon Mukenge répondant de l'organisation L.U.C, devant les journalistes. Photo Enet. ©Prince B.

La Lutte pour l’unité du Congo (L.U.C) en sigle, une plateforme de la société civile, forces vives de Goma, a dans une lettre ouverte lue à la presse ce Samedi 12 septembre 2020, demandé au Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi d’user de son pouvoir pour que soit libéré le président de l’UNC, Vital Kamerhe.

Dans cette lettre, ces militants de cette plateforme rappelle au Chef de l’État qu’il a toujours été dans la capitale du Nord-Kivu avec celui qui était son partenaire durant les élections, ”et ne vont pas le recevoir si Vital Kamerhe n’est pas à ses côtés”.

”Nous avons le regret de vous dire que nous sommes habitués de vous recevoir à deux. Venir seul et laisser votre partenaire en prison, est une pilule qui ne passe pas”, a dit Simon Mukenge répondant de la structure L.U.C.

En outre, cette structure note qu’aucune preuve matérielle n’a été présentée par le procureur, et dit que venir à Goma sans Vital Kamerhe, ”c’est déclarer une guerre contre les enfants de l’Est”.

”[…] Tant que notre leader (Vital Kamerhe) sera en prison, Goma ne va jamais vous recevoir. Et bientôt nous offrirons même cette ville mythique à vos opposants”’, a t-il fait savoir.

Enfin, Simon Mukenge point focal de cette structure a révélé qu’une série de manifestations des plateformes des sociétés civiles, mouvements citoyens et groupes de pression est en gestation à travers le pays pour exiger la sécurité et l’emploi. Tout en exigeant également la fin de l’ethnicisme, la fin des déclarations (propos humiliants) au peuple ”remise et reprise avec Jésus” qui portent sans ambages atteinte aux valeurs fondamentales de la démocratie tant chantées par le parti politique présidentiel.

”[…] La libération de Vital Kamerhe doit être faite, comme le vide a été constaté dans son dossier, et le rejet non-stop des libertés provisoires en contradiction avec l’habituelle sur le système de gouvernance et juridique congolais”, a t-il conclu.

Prince Bagheni, à Goma