RDC: Tshisekedi, un an après, l'oeuvre du FCC dénoncée par l'ACAJ !

L'ONG de défense de Droits de l'Homme, Association Congolaise pour l'Accès à la Justice, ACAJ fait son bilan de l'an 1 du régime tshisekedi à la tête de la République Démocratique du Congo, RDC.

Dans ce rapport d'une quinzaine de pages envoyé à election-net.com par le Président de l'ONG, Georges Kapiamba, l'ACAJ fait notamment sa lecture de la situation politique et administrative du pays.

«Le caractère composite de la majorité parlementaire a fait apparaitre des
profondes divergences observées notamment dans le format de l’équipe
gouvernementale», fait-on savoir dans ce document d'emblée avant de préciser que «contrairement au scénario raisonnablement
attendu, le FCC considéré comme regroupement politique de statu quo, s’est
adjugé des postes ministériels substantiels».

L'ACAJ estime que cette situation «prive le
nouveau Président de la République des leviers nécessaires quant à la
matérialisation de son programme dont les soubassements sont : l’instauration
d’un Etat de droit, la lutte contre la corruption et l’impunité, l’éradication de
poches d’insécurité sur l’ensemble du territoire national, et la mise en œuvre
d’une politique basée sur la justice distributive».

Dans sa missive, l'ACAJ revient sur la mise en place dans la territoriale.

«Mise en place illégale dans la Territoriale
en violation de prescrits pertinents de la Constitution et des lois en vigueur, les
Gouverneurs de Province issus majoritairement du FCC ont décidé de faire des
mises en place à caractère clientéliste, Curieusement que cela puisse
paraitre, et pour des queues de cerise, certains hauts responsables du
regroupement CACH ont cautionné et encouragé cette illégalité qui porte
gravement atteinte à l’instauration d’un Etat de droit.
Il n’est donc pas surprenant que l’instruction du Vice-Premier Ministre, Ministre
de l’Intérieur et Sécurité relative à l’annulation des arrêtés pris en violation de
la Constitution, se soit butée à la rébellion de Gouverneurs de Province
concernés. En guise de réaction, ils ont adressé audit Vice-Premier Ministre un
courrier spécieux à travers lequel, non seulement ils ignorent ladite instruction,
mais également tentent d’administrer une leçon à leur autorité de tutelle sur
la justesse de leurs Arrêtés illégaux7», font remarquer les défenseurs de Droits de L'homme.

Pour l'ACAJ, «l'antagonisme au sein du Gouvernement
Constitué au terme d’un processus laborieux» est à la base notamment du «refus du Ministre de la Défense (FCC) d’accompagner le Chef de
l’Etat (CACH) lors de sa visite officielle au Royaume de Belgique où il
était prévu notamment la signature d’un protocole d’accord sur la
coopération militaire entre les deux États, le refus du Ministre du Portefeuille d’exécuter les ordonnances
présidentielles portant nomination des nouvelles équipes dirigeantes de
la Gécamines et de la SNCC ;
la guéguerre indécente qui oppose le Ministre de la Justice à celui des
Affaires Foncières à l’occasion de l’exécution d’une décision judiciaire
relative au règlement d’un conflit parcellaire entre un dignitaire du FCC
et un opérateur politique proche de CACH; la menace que font peser certains cadres de FCC sur la stabilité et le
fonctionnement du Gouvernement à la suite de l’instruction pénale
ouverte à l’encontre du staff dirigeant de la Gécamines en rapport
avec l’accord de prêt portant sur la somme de Euros 200 millions, signé
avec la somme la société Fleurette Mumi Holdings;
le rappel définitif des Ambassadeurs de la RD Congo auprès des
Nations-Unies à New-York et auprès des Institutions spécialisées des
Nations-Unies à Genève, accusés d’avoir soutenu la déclaration de la
Chine quant à ses efforts pour combattre le terrorisme et l’extrémisme
religieux dans la province de Xinjiang…; .
la cacophonie au sein du gouvernement à la suite respectivement
de la « réhabilitation », par le Vice-premier ministre en charge de
l’Intérieur, du Gouverneur de la province du Kongo-Central, soupçonné
d’être l’auteur intellectuel du scandale sexuel concernant le vice gouverneur de la même province ;
de la désignation par le Premier
ministre du Vice-premier ministre en charge de la Justice» pour présider la commission d'harmonisation des vus sur le même dossier.

Dans ce même registre, l'ONG dénonce le «clientélisme et l'ethnicisation des agents de l'État», oeuvre des membres du Gouvernement qui se sont «précipités» à former leurs cabinets composé essentiellement des membres des partis politiques et leurs familles avant même la signature de l'ordonnance sur leur fonctionnement.

Au sujet de la Gouvernance politique et administrative toujours, l'ACAJ relève la «violation des droits de l'opposition politique caractérisée par la privation du temps d'antenne aux médias publics, l'obstruction à la désignation du porte parole de l'opposition ainsi que l'accès aux organes politiques et techniques».

Il faut rappeler que lors de la polémique sur la dissolution de l'Assemblée Nationale, Georges Kapiamba avait soutenu cette idée pour normaliser la vie politique en République Démocratique du Congo.

José-Junior Owawa.

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