RDC/Travaux de fin de cycle et de mémoire : Une simple formalité académique ? (Tribune)

vue de l’extérieur de l'UNIKIN. photo de tiers

Dans sa nouvelle tribune, Jonas Sindani, jurisconsulte et défenseur des Droits humains revient sur les travaux de fin de cycle et mémoires dans les universités et Institut supérieurs en République Démocratique du Congo.

Ce volontaire chez Congo peace Network et ancien étudiant à l'Université de Goma au Nord-Kivu, appelle les décideurs politiques et sociaux à se référer aux travaux scientifiques bien défendus pour mieux orienter les décisions pouvant favoriser le développement de la nation.

''Comme moi peut-être, vous avez déjà assisté à des soutenances des travaux de fin de cycle et des mémoires surtout dans les facultés des sciences. Si certains travaux sont pompeux au contenu creux. D'autres par contre, sont le fruit d'un génie. Certains étudiants sortent de l'ordinaire, fabriquent et expliquent des merveilles de la science, on se croirait en pleine émission « C'est pas sorcier » sur France 3. Et après ?'', s'est-il interrogé.

Il a indiqué par ailleurs que le cursus académique étant généralement sanctionné par un diplôme de licence ou de grade obtenu après la soutenance d'un travail de recherche exigeant, épuisant, budgétivore et chronophage serait profitable pour la société, au cas où les décideurs prendraient en considération toutes les recommandations sorties de ces travaux. ''[…] Si certains travaux ne sont que des plagiats, d’autres par contre, regorgent pas mal d’enquêtes, des monographies, d’analyses, des statistiques, des approches de solutions aux défis de la société, des recommandations qui pourraient faire avancer le pays'', note-t-il.

Mais qu'en fait-on ?

''Toutes ces connaissances sont coffrées dans des bibliothèques, classées et laissées presque à l’abandon, elles sont à la merci de la poussière ou des toiles d’araignées. Et dans le meilleur des cas, certains étudiants s'en servent pour des reproductions partielles et partiales'', a-t-il souligné.

Enfin, Jonas Sindani indique que le monde devrait être compris et façonné à base de la science, d'où son appel aux gouvernants à avoir comme référence les travaux scientifiques bien défendus, ce qui selon lui, favoriserait un esprit de recherche.

''Je conseille vivement aux gouvernants de lire ces travaux, ils y gagneraient plus. Le désintéressement du gouvernement aux travaux produits par les jeunes étudiants ne les encourage pas à l’esprit de la recherche'', a-t-il chuté.

Il sied de rappeler que depuis qu'il est à la tête de l'ESU en République Démocratique du Congo, le ministre Nzangi Mutondo reste engagé pour redonner une autre image à l'Enseignement supérieur. La première action à son actif, c'est d'abord l'interdiction de droit d'auteurs dans les universités. Et se poursuit l'assainissement de ce secteur sur l'étendue du territoire national, qui serait possible à partir de la fermeture des institutions non fiables.

Prince Bagheni, à Goma

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