RDC / Suspensions mandataires publics : Claudel Lubaya ne lâche pas Sama Lukonde

Claudel André Lubaya, député national. Ph. Tiers

Le député national Claudel André Lubaya, auteur de la question écrite adressée au Premier Ministre de la République Démocratique du Congo, (RDC), Jean-Michel Sama Lukonde dit saluer la suspension de certains mandataires publics de quelques entreprises publiques par leurs ministres de tutelles.

En effet, dans un entretien avec election-net.com ce mardi, 13 Juillet à Kinshasa, l'élu national estime ces décisions ministérielles n'enlèvent à rien la pertinence de sa démarche parlementaire afin de permettre au peuple Congolais d'avoir une idée sur la gestion de son pays et particulièrement des entreprises et établissements publics.

"Je considère les différentes suspensions au sein des quelques entreprises publiques comme un fait fortuit et de juste coïncidence par rapport à ma question adressée au premier Ministre. Je me dois néanmoins de reconnaître que c’est une décision qui va dans le bon sens au regard des éléments soulevés dans son rapport par l’IGF et dont les conclusions avaient fait l’objet de délibérations du Conseil des ministres", fait remarquer l'élu national de la ville de Kananga dans la province du Kasaï Central.

Dans son entendement, ce représentant du peuple pense que la présentation des personnes soupçonnées d'avoir mal géré devant leurs juges naturels pour leur permettre de présenter leurs moyens de défense.

"J’attends d’être fixé par écrit sur la suite réservée à la décision du Conseil des ministres qui comprenait aussi bien les mesures conservatoires que les poursuites judiciaires à l’encontre des mandataires incriminés pour leur permettre de produire leurs moyens de défense et éventuellement, s’ils sont reconnus coupables, de restituer à la République les deniers présumés détournés", poursuit-il.

Il faut rappeler que plusieurs mandataires publics dont ceux de l'Office Congolais de Contrôle (OCC), de l'OGEFREM, du Front de Promotion de l'Industrie (FPI) sont suspendus par leurs ministres de tutelles pour des motifs aussi variés que convergents.

José-Junior Owawa

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