RDC/Restauration écologique : Une activité intentionnelle

Vue aérienne de la rivière Monboyo et de la forêt de tourbières du parc national de la Salonga au sud-est de Mbandaka, République démocratique du Congo. Ph. Tiers

Au sens strict, la restauration écologique est « le processus d’assister la régénération des écosystèmes qui ont été dégradés, endommagés ou détruits ». Il s’agit donc d’une activité intentionnelle qui initie ou accélère le rétablissement d’un écosystème antérieur par rapport à sa composition spécifique, sa structure communautaire, son fonctionnement écologique, la capacité de l’environnement physique à supporter les organismes vivants et sa connectivité avec le paysage ambiant.

 Ceci nécessite une bonne connaissance de l’écologie fonctionnelle et évolutive des écosystèmes ciblés, de l’histoire de la dégradation anthropique et, enfin, le choix d’un écosystème de référence pour guider la planification, la réalisation, le suivi et l’évaluation du projet de restauration, renseignent nos sources.

D'après nos recherches, la projection intentionnelle d’une trajectoire d’un écosystème vers le futur est nécessairement une probabilité plutôt qu’une certitude. Cependant, une telle démarche lourde et coûteuse peut se justifier dans la mesure où un écosystème restauré a plus de chance d’être résistant, résilient et donc viable qu’un écosystème délaissé et abandonné, ou qu’un système « construit », assemblé sans modèle de référence.

La trajectoire sert de base à des objectifs de restauration, ainsi qu’au développement d’un modèle de référence, suivant les réalités contemporaines. De ce point de vue, la restauration écologique est une tentative holistique (globale) qui s’efforce d’embrasser les réalités et les tendances à la fois culturelles et environnementales, dans une perspective écologique, et socio-économique plutôt que purement technique ou d’aménagement.

La restauration tend donc vers le retour d’un écosystème à sa trajectoire historique. De ce fait, les conditions historiques sont un point de départ idéal pour un plan de restauration. Néanmoins, restaurer – stricto sensu – un écosystème historique reste utopique. En effet, les écosystèmes restaurés ne peuvent jamais être des répliques statiques du passé, comme s’ils étaient des tableaux ou des expositions dioramiques dans un musée. Ils sont dynamiques et sujets à des altérations.

Mapote GAYE

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