RDC-projet Grand Inga : la Coalition « Toboyi Molili » salue le refus de Félix Tshisekedi

Félix Tshisekedi, Ph. Tiers

Dans un communiqué de presse paru ce jeudi 16 septembre, la coalition des organisations de la société civile « Toboyi Molili » salue la décision du Chef de l’Etat qui vient de refuser d’accorder le développement exclusif du Projet Grand INGA à la compagnie australienne Fortescue Metals Group (FMG).

Suite aux inquiétudes communiquées par Andrew Forrest représentant du président de FMG en rapport avec l’opacité qui entourait la négociation d’un accord de développement exclusif entre la RDC et la société australienne, la coalition qui avait estimé qu’un tel accord sur le développement exclusif du Grand INGA par cette société violerait la législation sur la passation des marchés publics et la loi relative au secteur de l’électricité en RDC, encourage cette décision et appelle le Président de la République Félix Tshisekedi et son gouvernement à privilégier prioritairement le développement des solutions énergétiques décentralisées et à s’investir pour doter le pays d’une planification énergétique qui privilégie le développement des ressources énergétiques au niveau local.

Une telle approche, poursuit la coalition, démontrerait clairement une vision d’électrification de la RDC et permettrait d’accroître l’accès à une énergie propre et abordable pour tous dans le plus bref délai.

Par contre, « Toboyi Molili » note que les préoccupations de la société civile vont aller au-delà de la question de l’ouverture du projet à d’autres parties, car, elle considère Grand INGA comme une fausse solution à la crise énergétique du pays.

Suite à la demande en énergie électrique de la population et de l’industrie qui continue à croître, la coalition courage cependant le gouvernement à développer des projets énergétiques moins coûteux et plus faciles à déployer, et ce, pour permettre au pays de sécuriser l’accès à l’énergie pour la population et l’industrie.

Au parlement congolais, d’allouer en priorité les ressources suffisantes pour les investissements publics dans le secteur énergétique.

Theo Liko

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