RDC/Profanation des paroisses : le gouvernement congolais sort de son silence

Rencontre entre le Premier ministre Sama Lukonde à gauche et le président Félix Tshisekedi à droite. Ph. Tiers

C’est un secret de polichinelle. La semaine et le weekend ont été marqués en République Démocratique du Congo par des attaques physiques ou verbales contre l'Église suivies d’actes de vandalisme dans certaines provinces du pays, notamment à Kinshasa et à Mbuji Mayi. Ces actes n’ont pas laissé indifférent le gouvernement congolais qui a finalement décider de se prononcer.

''Le gouvernement de la république condamne fortement les actes de profanations, de violence et de vandalisme qui ont été observés à Kinshasa et à Mbuji Mayi contre l’église catholique''. C'est en ces termes que le premier ministre Sama Lukonde a réagi sur son compte tweeter lundi 2 août aux actes de vandalisme contre les paroisses catholiques.

Le premier ministre congolais rappelle que ''Le vandalisme et la violence n’ont aucune place dans le Congo d’aujourd’hui''.

Pour sa part, la CENCO a également condamné lundi 2 août les attaques dont elle fait l’objet et se dit peinée de tomber sur une vidéo du secrétaire général de l’UDPS tenant des propos désobligeant à l’endroit du SG de la CENCO et du Cardinal, « un grand recule sur le chemin de l’état de droit » regrette l’abbé Donatien Nsholé.

Du côté de l'UDPS, c'est un rétropédalage vu l'ampleur de la situation actuellement au pays. Selon Kabuya, cité par Radio Okapi son parti n’est pas concerné par ces actes. ''Comment expliquer qu’un groupe de 16 personnes, manipulées, envoyées pour exécuter l’ordre donné par leurs auteurs, peuvent être attribuées à l’UDPS. Quand l’UDPS veut mobiliser, elle mobilise plusieurs personnes et vous connaissez bien l’histoire de l’UDPS », a réagi Augustin Kabuya qui s'explique avoir même condamné ces actes dimanche sans pour autant faire des commentaires sur sa récente vidéo s'attaquant à celui qui qualifie ''d'individu'' Ambongo. 

Pour rappel, depuis le mois d'avril plus de 10 paroisses de l'Église catholique ont été profanées par des inconnus dans le diocèse de Mbuji-Mayi et pas plus tard qu’hier des dizaines de jeunes ont caillassé dimanche l’archevêché de Kinshasa.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *