RDC: Patrick Muyaya sous pression

Patrick Muyaya, ministre de la communication et des médias. Ph de tiers

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, est mis sous pression pour gérer les problèmes au niveau de la communication du pays après l’éruption soudaine, samedi dernier, de l’un des plus puissants volcans d’Afrique, par l’opinion, mais aussi par le président de la République avec lequel les relations se tendent.

L’épisode n’a échappé à personne. Alors que Patrick Muyaya venait à peine d’annoncer une nouvelle éruption volcanique ce samedi 29 mai, ce même porte-parole du gouvernement a démenti l’information, quelques minutes après les précisions de l’Observatoire volcanologique de Goma (OVG), qui a tenu à expliquer la situation du volcan Nyamulagira qui n’était qu'une simple fumée du bois en charbon, confondue à l'éruption du volcan.

Un moment critique pour le porte-parole du gouvernement qui devait revenir à sa fausse alerte créant ainsi une vive polémique ce week-end.

Face à ce dysfonctionnement, le président de la République a débarqué ce même samedi pour faire une déclaration devant les caméras de télévision de la chaîne nationale.

D’abord sur la situation actuelle du volcan Nyiragongo et sur les déplacés de Goma, dont la question a été évoqué à la 5è réunion du conseil des ministres qui se tenait l’avant-midi du vendredi 28 mais, puis pour livrer son sentiment sur la communication et ses failles.

"Je dirais qu'au niveau de la communication, là aussi il y aura beaucoup de travail de faite. Parce que nous nous sommes rendus compte que, pris tous dans le feu de l'action, nous avons oublié de communiquer suffisamment", a expliqué le chef de l’Etat.

À lui d'ajouter " J'ai vu notre ministre le faire de fort bel manière d'ailleurs , mais il faut encore le faire davantage" dit Félix Tshisekedi s'adressant directement à Patrick Muyaya, membre du gouvernent de warriors.

À noter que, le fait d'avoir une communication chaotique, carences de l’Etat, services publics défaillants et sous-financés, soupçons de corruption à tous les étages… composent un cocktail détonnant qui aurait pu faire de l’éruption du volcan Nyiragongo une catastrophe bien plus dramatique si par miracle la coulée de lave n’avait pas stoppé sa course à quelques centaines de mètres du centre de Goma, illustrait pour sa part le site afrikarabia. 

Nelly E,