RDC/Nkamba: l'ambassadeur des USA boudé par le chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani

Mike Hammer ambassadeur des USA en RDC Ph. Patrick F. ABELY

L’ambassadeur américain Mike Hammer, qui avait sollicité et obtenu un rendez-vous avec le chef de l’Eglise Kimbanguiste, n’effectuera plus le déplacement de N’kamba comme prévu.

Selon nos confrères de Cas-Info, le chef spirituel de l’Eglise Kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani, a signifié au représentant des USA en RDC , l’impossibilité de le recevoir à N’kamba ce mercredi.

La même source indique que le numéro 1 de l'église Kimbanguiste motive sa décision par des raisons d’ordre logistique.

"Par la présente, nous avons l’honneur de vous présenter nos civilités et porter à la connaissance de votre excellence, que pour de raisons logistiques nous sommes dans l’impossibilité de recevoir votre illustre délégation à la date annoncée" , lit-on dans cette correspondance signée par Landau Ndombasi, directeur de cabinet.

Selon certaines indiscrétions, cette confession religieuse avait dénoncé le fait que Mike Hammer, ambassadeur des USA en RDC, celui de l’Espagne et celle de la Grande-Bretagne tenaient à se rendre à N’kamba, siège international de l'Église Kimbanguiste, pour obtenir la mise à l’écart de Denis Kadima, candidat de cette église, qui a été entériné le samedi dernier comme candidat président de cet organe.

« Mike Hammer, ambassadeur des USA en RDC, Carlos Roblès, ambassadeur d’Espagne et Emily Maltman, ambassadrice de la Grande-Bretagne, seront à Nkamba le 21 octobre 2021, ils ont pour ce faire adressé une correspondance à sa divinité Simon Kimbangu pour solliciter une rencontre. Déjà nous sommes informés que les discussions tourneront autour de la question de Denis Kadima. Ils veulent à ce que ce dernier soit mis de côté comme le soutiennent les églises catholiques et protestantes » , avait indiqué ELECTION-NET.COM citant le média révélé CAS-INFO.

La même source avait précisé que « l’église Kimbanguiste est loin de céder à toute pression interne ou externe face à cette question. Elle laisse la dernière décision à la majorité des confessions religieuses conformément à la charte » .

Et de conclure, « nous ne sommes pas prêts pour accepter le néocolonialisme. Nous allons les recevoir mais la position de l’église reste connue face à ce sujet de la désignation du président de la CENI » 

Il sied de noter que depuis l'anterrinement de Denis Kadima et autres membres de la commission électorale nationale indépendante (CENI), le débat n'est pas orienté dans un même sens. Plusieurs acteurs politiques soulignent que Denis Kadima serait au service de l'actuel régime.

Prince Bagheni

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