RDC-Musique : « Nini Tosali Te », le tube du groupe MPR qui fait sensation

Le single « Nini Tosali Te » [qu’avons-nous pas fait ?] du groupe Musique Population pour la Révolution (MPR) sorti le vendredi 5 novembre 2021 illustre la vie pauvre des Congolais épuisé de toutes leurs forces après avoir tout tenté.

Dans le clip de la chanson, Zozo et Yuma racontent l’histoire d’un jeune homme qui a terminé ses études de licence avec l’appui de sa mère, vendeuse de braise (Makala).

Le jeune homme qui pensait chercher du travail pour aider sa famille modeste, tourne ici et là pour chercher de l’emploi afin de subvenir aux besoins de sa famille, mais n’y arrive pas.

En rentrant chez lui après une dure journée où il a pu quémander « 500fc » pour le billet de transport afin de retourner chez lui dans la commune de Masina, le jeune garçon rencontre sa mère dans un état de santé détérioré. Il fallait des médicaments pour la guérir, mais le jeune homme manquait de quoi aider sa mère qui succomba plus tard.

Dans cette chanson, les deux rappeurs ont démontré le fait que bon nombre pensait qu’après être sorti sous l’emprise dictatoriale de Mobutu et l’avènement de Kabila, les choses allaient changer. Pourtant, tout tourne en rond. Même après le départ de Kabila, la situation sociale du pays ne s’améliore pas et les jeunes sont abandonnés à leur triste sort avec un avenir flou. Certains pensent tenter leur chance à l’étranger, d’autres deviennent des marchands ambulants.

« Sommes-nous une génération sacrifiée », s’est exclamé Zozo. "Rien ne sert à voter car, la situation ne s’améliore point. La souffrance est devenue le quotidien des Congolais. Malgré tous les efforts fournis, études, jeûnes et prières, recherche d’emploi, lutter, préserver, espérer, … qu'avons-nous nous pas fait ?, le même épisode se répète chaque année ", renchérit-il.

Par cette chanson, le MPR tente d’éveiller une fois de plus la conscience des Gouvernants congolais à faire du changement leur priorité au lieu de se positionner ou encore de ne penser qu’à l’organisation des élections alors qu’il y a mieux à faire dans un pays qui regorge un sous-sol richissime avec une population qui croupit dans la misère.

Theo Liko

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