RDC/Mines : Vers le gel des activités de Glencore ?

Office Glencore. Ph. Tiers

La vice-Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC) a fait savoir aux autorités suisses lors de la conférence sur le climat COP26 à Glasgow que son pays n'accepterait plus l'exportation de ses matières premières, notamment le cobalt, par le par le géant minier Glencore. C'était au cours d'une réunion informelle avec l'ambassadeur suisse de l'Environnement, Franz Perrez, le 05 novembre dernier, en marge des négociations sur le climat à Glasgow.

En effet, Eve Bazaiba est revenue sur la position du gouvernement congolais au cours d'une interview accordée au magazine suisse Geneva Solutions. Selon cette source, Bazaiba a déclaré que la RDC souhaitait un partenariat commercial plus équitable pour les matières premières avec la Suisse.

"Nous avons prévenu qu'à partir de maintenant, nous n'accepterons plus que nos ressources soient exportées comme matières premières. Ils nous appartiennent. Ils devront désormais être traités localement. Même si Glencore n'est pas dans le secteur de la transformation. Il devra s'adapter. Nous ne pouvons pas accepter ces exportations. Nous devons, nous aussi, avancer vers la transition écologique. Le cobalt ne peut pas être exporté, transformé et fabriqué en batterie à l'extérieur du pays, alors que nous en sommes réduits à vendre nos dents pour s'offrir un véhicule vert", a déclaré Eve Bazaiba au magazine suisse Geneva Solutions.

Il sied de noter que Glencore exploite deux mines de cobalt en République Démocratique du Congo, la RDC, qui fournit plus de 60% du cobalt mondial, un sous-produit de l'extraction du cuivre et du nickel qui constitue un composant essentiel des batteries rechargeables alimentant les smartphones, les ordinateurs portables et les voitures électriques.

Avec Geneva Solutions

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