RDC/Massacres dans la région de Beni : très en colère, Moïse Katumbi s'exprime

Moise Katumbi. Ph. Tiers

Dans un communiqué du parti politique Ensemble pour la république de Moïse Katumbi parvenu à Election-net.com ce dimanche 3 janvier 2021, ce parti politique de l'opposition s'est montré très préoccupé par la situation sécuritaire à l'Est du pays caractérisée par les massacres et le déplacement de la population.

Revenant sur les événements malheureux au Nord-Kivu, il a été rapporté dans ce communiqué que l'année 2020 s'est terminée par un bain de sang le 31 décembre dans le territoire de Beni, avec un bilan d'au moins 22 morts, tous des civils. Des assaillants, issus des groupes armés qui écument la région, ont semé la mort dans les champs avoisinant le village de Tingwe et celui de Kamungu. ''Des paisibles citoyens congolais ont été massacrés et décapités à la machette comme s'ils n'étaient pas des êtres humains'', peut-on lire dans ce communiqué.

Et de poursuivre qu'aucune motivation politique, aucun intérêt économique, rien peut expliquer une telle barbarie. ''[…], une fois de plus, une fois de trop, notre pays est humilié, nos institutions discréditées, notre armée défiée et nos élites déshonorées'' a-t-il indiqué Moïse Katumbi

Cependant, il a souligné qu'en dépit de l'appui de la communauté internationale, notre incapacité collective à nous défendre et à protéger la vie dans notre pays est avérée. ''Cet état de fait soulève l'indignation et la colère de la Nation toute entière''

En outre, Ensemble pour la République a présenté ses condoléances aux familles et proches de victimes tout en condamnant avec la dernière énergie cette énième attaque par des groupes armés incontrôlés et rappelle, si besoin en était, que de tels crimes sont imprescriptibles et que, tôt ou tard, leurs auteurs que les autorités se doivent d'identifier et leurs commanditaires devront être poursuivis et sanctionnés avec sévérité.

Par ailleurs, ce parti politique a exhorté la population congolaise dans cette partie de la république à plus de vigilance pour dénoncer les suspects et détecter tous les indices susceptibles de faciliter aux forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) la traque et l'anéantissement de ces assaillants et la mise hors d'état de nuire de leurs complices ou commanditaires.

Enfin, il a été rappelé dans ce communiqué qu'aux termes de la constitution la personne humaine est sacrée. Ainsi, il relève de la responsabilité de l'autorité publique de garantir le droit à la vie de chaque congolais, d'assurer la sécurité des populations sur toute l'étendue de la république démocratique du Congo et d'accorder à la question des tueries récurrentes à Beni, le caractère de priorité des priorités et de première urgence nationale.

''[…], une solution définitive doit être trouvée à cette tragédie. Il y va de la crédibilité des institutions et de la dignité de notre peuple pour lesquelles, il est fondé de consentir les plus grands sacrifices'', conclut-il.

Prince Bagheni, à Goma