RDC : Martin Fayulu crache sur Félix Tshisekedi

De gauche à droite Félix Tshisekedi et Martin Fayulu. Ph. Tiers

Abordant la situation sécuritaire du pays dans son adresse à la nation de ce jeudi 30 décembre 2021, l'opposant congolais et ancien candidat à la présidentielle de décembre 2018 Martin Fayulu Madidi accuse le régime en place de vouloir effacer la mémoire collective. C'est notamment, "le génocide du peuple congolais" commémoré selon lui, le 2 août de chaque année, le rappel, le 05 juin de chaque année, de la "Guerre de six jours" du 5 au 10 juin 2000 à Kisangani, entre l'Ouganda et le Rwanda.

Pour lui, " le négationnisme et l'indifférence de ceux qui prétendent diriger le pays par rapport à ces événements est un message que le peuple ne pouvait que vaguement soupçonner".

S'agissant de la signature des accords de coopération sécuritaire entre d'une part, les autorités congolaises et ougandaises, et les autorités congolaises et rwandaises, d'autre part, qui continue à défrayer la chronique en RDC, et ce, en dépit des assurances données à ce sujet par les dirigeants congolais, Martin Fayulu Madidi s'y oppose farouchement.

" Aujourd'hui, les masques sont tombés. Les faux-semblants ne tiennent plus. En effet, le 27 mai dernier, en violation flagrante de la constitution, Monsieur Félix Tshisekedi a secrètement signé deux accords de coopération militaire avec l'Ouganda. Un mois plus tard, le 26 juin, il a récidivé en signant trois accords de coopération avec le Rwanda. Deux pays impliqués dans des tueries massives dans notre pays et dans le pillage systématique de nos ressources naturelles.
Le 30 novembre dernier, l'armée ougandaise s'est déplacée sur notre territoire. Non seulement qu'il s'agit d'une atteinte grave à la souveraineté de notre pays, mais c'est aussi et surtout un affront au peuple congolais en général et aux habitants de Kisangani en particulier qui ont encore en mémoire les atrocités de la guerre de 6 jours", souligne Martin Fayulu, avant de poursuivre :

"Comble de l'absurde, nous apprenons dans la foulée que le Rwanda serait en train de surveiller de près tous les mouvements militaires ougandais sur le sol congolais. D'ailleurs, pour officialiser sa présence dans notre pays, le régime de Kigali, en connivence avec le régime illégitime de Kinshasa, envisage un déploiement de sa police à Goma. Nous disons que ceci est inacceptable", s'étonne Martin Fayulu Madidi.

Pour lui, "un État sérieux ne soustraite pas sa sécurité. Encore moins à des pays dont les crimes à l'encontre des Congolais sont documentés et reconnus internationalement".

"Il faut mettre fin à cette hypocrisie et s'attaquer aux causes profondes de l'instabilité dans la région des Grands Lacs. Il faut promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance et de démocratisation dans chaque pays de la région. Il est temps que la RDC ne soit plus le terrain de combat des forces étrangères. Chaque pays doit prendre ses responsabilités", indique Martin Fayulu Madidi.

Il accuse par contre le Chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo d'avoir posé des actes qui hypothéquent la souveraineté et l'indépendance de la RDC.

" Ce que vient de faire M. Félix Tshisekedi est non seulement un aveu d'échec de son état de siège, mais constitue également des actes d'hypothèque de notre souveraineté et de notre indépendance. Ce sont des actes constitutifs de Haute trahison", lâche-t-il.

Il appelle en sus à la fin de l'état de siège d'application dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.

"Maintenant, au regard de l'échec de l'état de siège, l'administration civile doit être rétablie le plus rapidement possible dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu. Nos vaillants militaires doivent être équipés pour combattre les ennemis et défendre la nation. Aussi, les infiltrés et autres corrompus, qui détournent les ressources affectées à nos soldats, doivent être extirpés de l'armée nationale et des services de sécurité", a chuté Martin Fayulu Madidi

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *