RDC/ Marche Lamuka : OLPA fustige la violence de la liberté de la presse

Un journaliste revendiquant la liberté de la presse. Photo de tiers

L’Observatoire de la Liberte de la Presse en Afrique ( OLPA ) s’insurge contre les auteurs des brutalités policières envers les journalistes au cours de la Marche de la plate-forme politique Lamuka et consorts tenue ce mercredi 15 septembre pour exiger la dépolitisation de la CENI, laquelle manifestation fortement réprimée par les agents de l’ordre suite à l’interdiction par le Gouverneur de la ville de Kinshasa.

Cette organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de la presse qui condamne ce traitement à l’endroit des journalistes à l’exercice de leur métier, indique qu’il s’agit d’une atteinte grave à la liberté de la presse garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

L’OLPA révèle que parmi les trois journalistes molestés notamment Patient Ligodi correspondant de RFI, Chinois Mbeleshi de la BBC et Louange Vangu de laplumeinfos.net, cette dernière a vu ces biens, téléphones, chaussures, somme d’argent et cartes d’identités être ravis sans pourtant le récupérer, et a été blessé à l’œil droit.

OLPA exige des sanctions exemplaires à l'encontre de ces éléments de la police dont l’un, José Kadjadja Ngoma a été interpelé suite à l’enquête l'enquête ouverte.

L’OLPA s’indigne d’un autre abus grave de la prise d’assaut de la Radio Télévision Satellite 1 ( RTVS1) d’un des leaders de Lamuka Adolphe Muzito par un groupe d’éléments de la police de Kinshasa qui tentait de pénétrer dans l’enceinte de la chaîne de télévision où se trouve un bureau privé de l’ancien premier ministre.

Rappelons que lors d’un entretien entre Lamuka, NOGEC et consorts pour la tenue de cette marche, le Gouverneur Gentiny Ngobila avait proposé que cette manifestation se tienne le 17 septembre au lieu du 15, ce qui n’avait pas été accepté par les leaders de ces plate-formes politiques.

Dans son rapport, la Police note de son côté 7 blessés dont 2 graves et félicite ses éléments pour leur professionnalisme tout en décriant le fait de s’en prendre aux journalistes. Un policier déjà interpelé, l’enquête se poursuit.

Theo Liko

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