RDC: L’Institut Tony Blair alerte Félix Tshisekedi sur le choix d’une entreprise australienne pour le développement du projet GRAND INGA

Grand Inga, Ph. Tiers

L’extension du barrage hydroélectrique de Grand Inga en République démocratique du Congo, dans la province du Kongo Central, a été confiée à une entreprise australienne, le groupe Fortescue Metals. L’entreprise investira plus de 80 milliards $ dans ce projet, selon les informations recoupées par ELECTION-NET.COM.

Cependant, l'ex-premier ministre britannique, dont l'organisation Tony Blair Institute (TBI) assiste la RDC en appuyant sa Cellule de climat des affaires pour apporter des pistes de réflexion sur la planification économique à l’horizon 2030, a alerté le président Félix Tshisekedi sur des risques qu'il court en laissant l'entreprise australienne Fortescue seule gérer le développement des méga-barrages du Grand Inga.

Selon plusieurs sources à la présidence de la République, citées par Africa Intelligence, Tony Blair a évoqué avec son interlocuteur le dossier du Grand Inga sur le fleuve Congo. En juin dernier à Goma, dans la province du Nord-Kivu, Félix Tshisekedi a confié l'entièreté du projet au géant minier australien Fortescue Metals Group (FMG), qui s'est lancé dans une offensive tous azimuts pour la production d'hydrogène vert sur le continent. Cette annonce surprise, note Africa Intelligence, avait créé la stupeur parmi certains acteurs de premier plan, qui soulignaient l'absence d'expérience de Fortescue Metals Group (FMG) dans la construction de barrages.

Fortescue Metals est spécialisé dans l’exploitation du minerai de fer. Le groupe envisage de devenir un géant de l’énergie verte en Afrique pour la première fois avec ce projet du Grand Inga.

Pour Tony Blair, c'est une erreur de Casting. Ce qui a poussé l'ancien premier ministre britannique à mettre en garde Félix Tshisekedi contre l'option portée par FMG, évoquant l'importance d'associer d'autres acteurs au développement de ce grand projet, notamment la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale.

Si Félix Tshisekedi a confirmé le choix de l'entreprise australienne, il reste toutefois aux deux parties à finaliser le contrat. Une fois rédigé, celui-ci sera présenté à un comité d'experts associant la présidence et les ministères concernés, avant d'être examiné en Conseil des ministres. Les détracteurs de Fortescue misent sur ce laps de temps pour faire revenir le président sur sa décision.

Avec Africa Intelligence

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