RDC: l’éventuelle rupture de la coalition FCC-CACH demeure, la véritable panacée pour stabiliser le pays (ANALYSE)

Lucien Buhendwa, Analyste.

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D’entrée de jeu, disons que lorsque des faits constitutifs d’une violation grave ou renouvellée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à l’un des conjoints et rendent intolérable le maintien de la vie commune, la seule et l’unique voie est le divorce.

Brièvement, il s’observe une succession d’événements, qui non seulement met le pays en péril, mais également démontre que les deux alliés (FCC et CACH) ne pourront jamais répondre aux attentes du peuple Congo.

Sans pour autant omettre les déboires précédents, il est à souligner que nous venons à peine d’assister à un jeu de ping-pong. 

Tout en connaissant les fondamentaux de notre démocratie, le FCC  n’a pas masqué son intention de dépouiller le chef de l’État de ses prérogatives constitutionnelles à travers un projet de loi (Minaku-sakata).

Curieusement, la machine été déjà en œuvre, ledit projet de loi avait déjà été approuvé par le vice-premier ministre de la justice et garde seaux (cadre de le fcc) à l’insu gouvernement.

Sans perde de vue, disons que notre exécutif est bicéphale, c’est-à-dire qu’il est composé par la présidence et le gouvernement, par ricochet c’est le chef de l’État qui gère ce bicéphalisme.

À en croire aux informations de 7 sur7.cd et d’autres médias en ligne, le conseil des ministres du vendredi 10 juillet était tendu.

Lors dudit conseil des ministres, le président n’a pas caché son intention de mettre un terme à la coalition FCC et CACH qui n’avantage  à rien au peuple congolais.

Il s’est exprimé en disant que “Je continuerai à me battre pour cette coalition, mais je ne suis pas prêt à laisser ma vie pour elle”. En outre il a également dit «Regardons–nous les yeux dans les yeux. Si c’est plus possible, tirons les conclusions…Il y aura toujours moyen de diriger ce pays même avec une autre majorité». Ça nous paraît , on ne plus opportun que le président de la publique met fin à la coalition fcc-chach.

Cette coalition qui ne nous cache plus les indicateurs de la cohabitation.

En lieu et place de demeure dans la perfidie, le président Félix a profité de la énième crise (projet de loi Minaku-sakata et l’éventuel entérinement du futur président de la CENI Malonda par l’Assemblée Nationale) qui secoue le pays, pour dénoncer l’hypocrisie qui caractérise la coalition.

Pour décrisper la crise qui attaque toutes les institutions de la République, mais également éviter le pire, la rupture immédiate de la coalition fcc-chach paraît idoine.

Lucien Buhendwa, analyste indépendant et chercheur en droit constitutionnel.