RDC : "les réserves de la BCC ne représentent que deux semaines d’importation", (Martin Fayulu)

Martin Fayulu, opposant congolais et président de l'Ecidé . Ph. Tiers

Dans son discours à la Nation pour clore l’an 2020, Martin Fayulu n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer certaines malversations que pratiquent la classe dirigeante actuelle, qui sont selon lui, le résultat d’un hold-up électoral.

Sur le plan économique, le coordonateur de Lamuka signale que « si on se réfère purement aux chiffres et que l’on se base sur les données empiriques, la situation de notre pays s’est encore considérablement dégradée durant les deux dernières années », a affirmé Martin Fayulu.

D’après lui, « le niveau de réserve de la banque central ne représente que deux semaines d’importation et des biens et services », a-t-il dit, alors que, poursuit-il, «on observe des dépassements budgétaires dans toutes les institutions. Concrètement, cela signifie que derrière le marketing politique d’une supposée lutte contre la corruption, les caisses de l’Etat sont saignées à blanc par un groupe d’individus venu dans une logique d’enrichissement illicite » a dit Martin Fayulu, « pendant que d’autres nations du monde, y compris certains pays d’Afrique ont mis sur pied une batterie de mesure pour la prise en charge de leurs citoyens, leurs ménages et entreprises, afin d’atténuer les effets économiques et sociaux néfastes de la pandémie de Covid 19, alors qu’en RDC, les citoyens sont abandonnés à leur triste sort», indique Martin Fayulu.

D’ailleurs, « à l’heure où je vous parle, la RDC est presque en cessation de paiement. Autrement dit, le pays n’a pas d’argent pour payer ces créanciers, internes et externes, et surtout il est incapable de réaliser des investissements productifs», a-t-il révélé.

Et pour ce faire, Martin Fayulu estime qu’il est impérieux de dire «  NON et STOP à la complaisance, à dire trop c’est trop, il faut que ça s’arrête et il est temps qu’une alternance crédible prenne le dessus sur la médiocrité et la cupidité. Nous pouvons faire mieux et devons faire mieux.»

Pour y arriver, "il est primordial", selon Martin Fayulu, de "rétablir le peuple congolais dans sa souveraineté et impératif d’obtenir une réelle alternance politique démocratique qui soit porteuse d’un véritable changement. » révèle-t-il.

Theo Liko