RDC: Les 10 livres de Cheik Fita sur la tradition africaine et congolaise

Photo d'illustration

La cérémonie de baptême du coffret des livres de l’écrivain et dramaturge Fita Fita Dibwe dit Cheik Fita, un congolais vivant en Belgique, a eu lieu ce samedi 27 mars au Salon Rouge du ministère des affaires étrangères à Kinshasa, à l’occasion de sa 45e année d’écriture et de la journée internationale du théâtre.

Metteur en scène, Cheik Fita sort ces 10 livres afin de mettre en valeur la tradition africaine en générale et congolaise en particulier.

En collaboration avec l’édition Orcan Creative Multiplimedia ( ORM) et le ministère des personnes vivant à l’étranger, La cérémonie de baptême de 10 de ses livres a été présidée par le ministre du tourisme Yves Bunkulu.

Dans son mot, le ministre a tenu à saluer le travail abattu par ce fils du terroir qui a mis en valeur la tradition africaine et congolaise. « Je tiens à le féliciter pour sa distinction dans le domaine de la littérature. Par sa plume, il s’est fait démarquer des autres en produisant des ouvrages qui mettent en valeur la culture et les traditions africaines particulièrement celle de notre très cher et beau pays. », a lâché le ministre du tourisme au cours de cette cérémonie.

Pou lui, « son initiative qui va dans le sens de l’appel lancé à la communauté congolaise de la diaspora par le Président de la République Félix Tshisekedi à savoir le retour au pays des congolais vivant à l’étranger pour apporter leur expertise au profit du développement du pays. C’est pour moi un honneur qu’un congolais de la diaspora retourner au pays avec force nous présente 10 ouvrages dont : voyage autour de la démocratie,un pied sur la clôture, la petite matheuse, lisanga, RD Congo sans un seul coup de feu, peuple mokonzi,… ces 10 ouvrages méritent d’être achetés et lus pour perpétuer les valeurs africaines et congolaises ».

Ecrivain du théâtre, Cheik Fita a fait savoir à l’issue de la circonstance que ces ouvrages permettront au peuple congolais de prendre conscience que c’est lui qui détient le pourvoir et non les autorités étatiques.

« Entant qu’homme de théâtre notre journée c’est aujourd’hui. C’est pour tirer l’attention sur ce que nous faisons. Un écrivain écrit pour son peuple », a-t-il dit affirmant que c’est ouvrages regorgent plusieurs thématiques notamment le théâtre pour enfant, le ballet,… « Pour moi, le peuple est souverain. Mais souvent nous disons « ba konzi » ( les autorités) alors que l’autorité c’est le peuple. Mon combat c’est pour que le citoyen prenne conscience que c’est lui qui a l’effectivité du pouvoir. Quand le citoyen n’est pas conscient, le dirigeant fait n’importe quoi et donc si aujourd’hui la culture on ne fait pas attention c’est parce qu’on ne se met pas en avant », a-t-il conclu.

Il appelle de ce fait les Congolais à s’approprier ses ouvrages afin d’en savoir sur ce qu’ils détiennent comme pouvoir entant que souverain premier.

Theo Liko