RDC : "l'Envol" désapprouve l'option d'une présidentielle au second degré

Delly Sesanga Hipungu, Député National et Président du Parti ENVOL RDC

Les réactions se multiplient en République Démocratique du Congo au sujet de la proposition du Député National du FCC Alphonse Ngoy Kasanji de faire passer le scrutin présidentiel du suffrage direct au suffrage indirect.

Dans la classe politique, nombreux voient dans cette démarche, une volonté de priver le peuple congolais de son droit de se choisir ses dirigeants.

C'est le cas du parti politique d'opposition Envol.

Dans un communiqué de presse du mardi 08 septembre 2020 signé par son porte-parole adjoint Rodrigue Ramazani Bekola, le parti cher au Député National Delly Sesanga qualifie la dite proposition de "liberticide, antidémocratique et antipatriotique".
Pour ce parti, cette proposition est une manœuvre confiscatoire du droit du peuple congolais à se choisir librement ses dirigeants et sonne comme une déclaration de guerre à la Nation Congolaise.

"Le comité national de l'ENVOL a suivi, par la voie des ondes, la position du Front Commun pour le Congo, FCC, d'engager une révision de la constitution pour passer l'élection du Président de la République au suffrage indirect.
Cette proposition liberticide, antidémocratique et antipatriotique du FCC est une manœuvre confiscatoire du droit du peuple congolais à se choisir librement ses dirigeants, au regard de la situation sécuritaire du pays et de sa stabilité, tant elle sonne comme une déclaration de guerre à la Nation Congolaise", peut-on lire dans ce document.

C'est ainsi qu'ENVOL appelle les Congolais et Congolaises "à la vigilance et à se mobiliser dès maintenant partout où ils se trouvent pour défendre la République et barrer la route à cette nouvelle aventure d'imposer la dictature au pays en réduisant les congolais en esclavage", conclu ce communiqué de presse.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac