RDC : le plus grand braquage congolais sous Joseph Kabila dévoilé

L'ex-président Joseph Kabila à l'occasion de la rentrée parlementaire de septembre au sénat ©Photo sénat RDC


Alors que Joseph Kabila coule des jours heureux à Kingakati, la RDC peine toujours à se relever. Les caisses de l’Etat sont vides et ce grand pays riche en minerais a toujours besoin de l’aide de la banque mondiale ou du Fonds monétaire International (FMI) pour s’en sortir.

Quelque 27 millions de personnes sont confrontées à des conditions de crise ou d'insécurité alimentaire aiguë en 2021 et les fonds publics destinés au développement du pays se sont évaporés ou distribués entre amis. Des millions de dollars d'argent du gouvernement envoyés aux amis de Joseph Kabila pendant plusieurs années.

C'est le média français Mediapart et la Plateforme des ONG pour la protection des lanceurs d'alerte en Afrique (PPLAAF), cités par le média britannique BBC, qui font des nouvelles révélations sur les finances publiques sous le régime Kabila en République Démocratique du Congo.

L’enquête CongoHoldUp, qui se base sur des milliers de documents (correspondances gouvernementales, contrats, archives bancaires) soulève des questions sur les bénéficiaires de l'argent envoyé, ainsi que les problèmes de partialité qui peuvent survenir en raison de la relation étroite entre les parties.

"L'argent a été transféré sur les comptes des sociétés de la succursale de la RD Congo de la banque dénommée "Banque Gabonaise et Française Internationale" (BGFI)", poursuivent-ils en affirmant que cet argent a aussitôt été "retiré" sans connaitre sa destination ni les noms des personnes qui ont bénéficié des millions de dollars du trésor public.


Conflits d'intérêts

À en croire les confrères "des membres de la famille et des amis de l'ancien président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila ont reçu des millions de dollars de fonds publics sur leurs comptes bancaires personnels".

Société Écran

Une entreprise non gouvernementale, Sud Oil aurait reçu environ 86 millions de dollars de fonds publics de novembre 2013 à août 2017 sans toutefois détenir un gisement de pétrole. Mais la seule information reçue par BCC est la facture d'un peu plus d'un million de dollars envoyée par la CENI à Sud Oil pour payer le carburant.

Selon BBC, ladite société dont la Ceni a fait recours, n'était pas impliquée dans la commercialisation du pétrole.

Contacté par BBC, Corneille Nangaa, ancien président de la Ceni qui travaillait avec Sud Oil a refusé de s'exprimer à ce sujet.

Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *