RDC : ''Le discours du Chef de l'État est un véritable recadrage de la gouvernance…'', (Jonas Tshombela)

Jonas Tshombela coordonnateur de la nouvelle société civile du Congo ©Joël Mesa

Les discours du Félix Antoine Tshisekedi à la Nation continue à susciter des réactions partout dans la classe politique congolaise et même au sein de la société civile. La nouvelle société civile congolaise (NSCC) salue également ce discours qui, selon elle, reste historique, responsable, équilibré, responsable et constitue un véritable recadrage de la gouvernance de la République.

Jonas Tshombela président de la nouvelle société civile congolaise (NSCC), le fond de ce discours a pour but principal celui de rechercher les résultats axés sur l'intérêt supérieur de la population.

Au cours d'une interview accordée à election-net.com ce lundi 7 décembre 2020, Jonas Tshombela, a souligné que la lutte contre la corruption qui figure sur les démarches prioritaires de Félix Tshisekedi, reste la seule voie obligée pour sauver ce pays et la lutte contre l'impunité.

''Cette volonté affirmée doit passer par l'amelioration des conditions des juges, de travail des cours et tribunaux. Notre voeux est cette volonté affirmée se materialise le plus vite. L'Etat des droits c'est aussi la lutte contre la corruption et l'impunité devenue sport national'', a-t-il indiqué.

Ci-dessous l'intégralité de l'interview

Électionnet(Enet)/Quelle analyse faites-vous en rapport avec sa décision de nommer un informateur pour identifier la nouvelle majorité parlementaire ?
Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC)/ Le discours du chef de l'Etat est historique, responsable, équilibré, bref un véritable recadrage de la gouvernance de la République, hier axée sur la survie politique des individus. Nous saluons ce message qui pour but principal les résultats sont axés sur l'intérêt supérieur de la population. La Coalition FCC-CACH devenant nocif pour la population, il était important de la dissoudre, à cause de la carence de sincérité entre les parties prenantes.

Enet/Que signifie pour vous sa volonté de renforcer la lutte contre la corruption ?

NSCC/ La volonté de renforcer la lutte contre la corruption, la seule voie obligée pour sauver ce pays et la lutte contre l'impunité. Cette volonté affirmée doit passer par l'amelioration des conditions des juges, de travail des cours et tribunaux. Notre vœu est que cette volonté affirmée se materialise le plus vite. L'État des droits c'est aussi la lutte contre la corruption et l'impunité devenue sport national

Enet/Que voudrait dire son engagement à réduire les dépenses des institutions pour faire des économies afin de faire appliquer l'accord de Mbudi?

NSCC/L'allocation des ressources financières du rare exige une certaine discipline budgétaire. Le train de vie des annimateurs des institutions doit impérativement être revu compte tenu des multiples besoins des citoyens ordinaires.

Enet/ Le retour aux deux tours pour la présidentielle prôné par le chef de l'État voudrait pour vous aussi dire renforcer la légitimité du président de la République ?

NSCC/ Revenir au deux tours renforce la démocratie et la légitimité populaire du président élu. Car élu par une large majorité des membres de la communauté nationale. Ce qui a été fait en 2011 par la majorité de cette époque, c'était un véritable recul pour la démocratie.

Enet/ Que pourra changer, pour le pays, son option de faire la mutation des élections des Gouverneurs et des Sénateurs au suffrage universel ?

NSCC/ Cette option d'élire les gouverneurs, leurs adjoints et les sénateurs au suffrage universel direct est l'une de proposition faite par la Nscc. Cette option rendra les gouverneurs et sénateurs plus redevables vis-à-vis de la population.

En élargissant l'échantillon de corps électoral nous limitons les dégâts de la corruption et ses conséquences sur les choix des sénateurs comme gouverneurs. Les députés provinciaux ont fait leur preuve de vulnérabilité dans ce domaine au regard des résultats des élections antérieures

Enet/Pensez-vous aussi que l'érection d'un tribunal pénal international pour le Congo afin de juger des crimes graves pourrait changer quelque chose dans la lutte contre l'impunité ?

NSCC/La Nscc société civile congolaise est parmi les rares qui avaient réclamé la TPI et les chambres mixtes pour les crimes commis depuis plusieurs années et demeurés impunis.

La lutte contre l'impunité passe par là. Nous saluons le prix nobel Dr. MUKWENGE, qui a activé ce dossier de TPI, il a notre soutien. Saluons la proposition du chef de l'Etat, Président de la République. Nous croyons que cela peut changer quelque chose dans notre société apparament où le regne d'impunité était une strategie de la gouvernance du pays.

La cohabitation des boureaux et les victimes en toute impunité qui restent insupportable.

Propos recueillis par José-Junior Owawa et transcrits par Prince Bagheni