RDC : le BCNUDH condamne les "violences perpétrées dans l'enceinte" du parlement à Kinshasa

Les députés FCC et CACH toujours en attente. Ph. ENET

Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l'Homme dit condamner avec fermeté les violences perpétrées ces deux derniers jours dans l'enceinte du parlement de la République Démocratique du Congo, RDC située dans la capitale Kinshasa entre les différentes forces politiques du pays.

En effet, dans un message laconique sur son compte Twitter, le BCNUDDH note que ces débordements sont incompatibles aux exigences d'une société démocratique et appelle toutes les parties à la retenue.

"….condamne fermement les violences dans l'enceinte et aux alentours du Palais du Peuple, incompatibles avec les exigences d'une société démocratique, et invite les acteurs politiques à la retenue et à privilégier les moyens pacifiques d'expression", annonce le compte Twitter de l'agence onusienne consulté par election-net.com mardi, 08 décembre tard dans la soirée.

Il faut rappeler que les principales forces politiques du pays sont en confrontation depuis l'annonce de la dislocation de la coalition FCC-CACH par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo lors de son allocution post consultations le dimanche, 06 décembre dernier à Kinshasa.

Alors que le chef de l'État congolais recevait son premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba pour, manifestement, exiger sa démission afin de lui permettre de nommer un informateur pour identifier la nouvelle majorité parlementaire, des élus FCC, CACH, LAMUKA et autres s'affrontaient pour le contrôle de l'assemblée nationale après avoir déposé une série des pétitions en vue d'obtenir la déchéance du bureau dirigé par Jeanine Mabunda.

Une nouvelle plénière est convoquée pour ce jeudi, 10 décembre par le président du bureau provisoire, Mbosso Nkodia afin de statuer sur les requêtes des détracteurs de l'actuel bureau.

José-Junior Owawa