RDC : l'ancien premier ministre Matata Ponyo visé par un mandat d'amener à Kinshasa

Matata Ponyo, ancien premier ministre congolais. Ph. MANDEL NGAN/AFP via Getty Images)

Un mandat d'amener a été lancé ce jeudi 22 juillet à l'endroit de l'ancien premier ministre de la RDC, Augustin Matata Ponyo par le parquet général près la Cour constitutionnelle.

Il est reproché à ce sénateur dans ce mandat d’amener signé par le premier avocat général près la Cour constitutionnelle Donatien Mokola Pikpa, le fait de n’avoir pas comparu tel qu’invité, dans l'affaire du parc agro-industriel Bukanga Lonzo où il est cité pour détournement des deniers publics.

« Nous officier du Ministère public, près la Cour constitutionnelle à Kinshasa/Gombe : vu les pièces de procédure instruite à charge de Monsieur Augustin Matata Ponyo, Sénateur et ancien Premier Ministre, prévenu de détournement des deniers publics, infraction prévue par l’article 145 du CPL II tel que modifié à ce jour, et attendu que l’inculpé est en défaut de satisfaire à un mandat de comparution, attendu que cette infraction est punissable de deux mois ou plus de servitude pénale ; qu’il existe contre l’inculpé des indices graves de culpabilité et qu’il y a lieu de craindre qu’il ne tente de se soustraire par la fuite aux poursuites ou de faire disparaître les preuves de cette infraction. Vu l’article 15 du code de procédure pénale, mandons et ordonnons que le susdit Augustin Matata Ponyo soit arrêté et amené devant nous, requérons tous dépositaires de la force de l’ordre de prêter main-forte en cas de nécessité pour l’exécution du présent mandat, que nous avons signé », peut-on lire dans ce document de mandat d’amener.

Après la levée de ses immunités par le bureau du sénat le 05 juillet dernier, l'ancien premier ministre, Matata ponyo avait à travers un communiqué rendu public le mercredi 21 juillet demandé le recouvrement de ses immunités parlementaires après que le procureur général près la cour constitutionnelle ait ordonné la main levée de l’assignation à résidence surveillée de ce sénateur.

Concernant le dossier Bukanga Lonzo, celui qu'on surnomme l'homme à la cravate rouge avait stipulé dans ce même document que toute démarche tendant à remettre en activité le dit dossier dont la demande principale de trois réquisitoires successifs a été rejetée par un vote majoritaire de l’assemblée plénière du sénat ne peut être conforme à la loi, car ses immunités parlementaires n'ont jamais été levées pour cette affaire.

Ce dossier est donc à suivre !!

Taz Mayimona Russell

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