RDC : “la situation sécuritaire à l’Est n’est pas un problème d’islamistes, sanctionnez plutôt le Rwanda et l’Ouganda”, Analyste

Calicot publicitaire de la marche pour soutenir le rapport Mapping. Ph. Enet/H.B.

Le discours du président Tshisekedi lors de sa conférence de presse avec Emmanuel Macron, président Français, à Paris, continue d’enregistrer les réactions, notamment sur les questions sécuritaires dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Selon un analyste indépendant qui s’est confié à election-net.com, ce discours du président de la RDC en face de son homologue français, est chimérique ou encore irréaliste surtout en ce qui concerne l’insécurité dans la partie orientale. Bien que le Chef de l’État congolais et président en exercice de l’union africaine, manifeste sa ferme volonté d’éradiquer les violences et massacres qui ont élus domicile dans cette partie de son pays.

Pour cet analyste, il y a un lapsus dans le discours de Félix Tshisekedi. À l’en croire, les responsabilités dans la situation de l’est sont connues: il s’agit d’une guerre d’agression par les pays voisins de la RDC à savoir l’Ouganda et le Rwanda, comme indiqué dans le rapport Mapping, précise-t-il.

“Les termes et la situation à l’est de la République démocratique du Congo sont malheureusement mal Interprétés : – le conflits à l’est du Congo est une agression des états voisin de la République démocratique du Congo en l’occurrence : Le Rwanda et l’Ouganda.Cette triste réalité est reprise dans le rapport Mapping conçu par les expert de l’ONU en 2010 qui, dans ses premières lignes, affirme que : Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo”.

Pour lui, la présentation d’islamistes comme source d’insécurité dans la partie orientale de la RDC est donc erronée, “il faut sanctionnez le Rwanda et l’Ouganda”.

Et d’ajouter :

“Il n’est donc pas question de présenter la situation à l’est du Congo comme étant une menace Islamiste . Nous parlons plutôt d’une agression , d’un génocide, d’une épuration ethnique, d’un projet de balkanisation . Les auteurs sont connus et les responsabilités établies à ce jour”.

Et de conclure : “Le choix des termes empruntés par le président de la République démocratique du Congo est erroné , en même temps occulte les vraies raisons des crimes et influence son processus de résolution”.

Cet analyste estime, enfin, que “si le postulat est dans son essence mal conçu , les conclusions seront de toute évidence nulles et sans envergures. Il serait donc souhaitable d’y remédier”.

Rédaction