RDC : « La Rumba sera bientôt classée dans le patrimoine immatériel de l’humanité », Patrick MUYAYA

Les Ministres Patrick MUYAYA et Cathérine FARAHA. Ph de tiers.

En prévision de l’Inscription imminente de la Rumba congolaise dans le patrimoine immatériel de l'humanité, le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, lors d'un briefing tenu, jeudi 09 décembre 2021, dans la ville de Kinshasa avec sa collègue de la Culture et Arts, Catherine Furaha, ont salué le parcours de ce processus jusqu’à son aboutissement.

"Vous savez que dans les jours qui viennent, dans 4 jours, la rumba sera bientôt classée dans le patrimoine immatériel de l'humanité. C'est une autre richesse de la République démocratique du Congo aux origines de notre histoire, aux origines de notre esclavage, qui sera désormais célébrée mondialement. La rumba qui a donné naissance à d'autres danses, la salsa et tout le reste", a-t-il déclaré. 

L’homme du changement de narratif a, cependant, déploré le fait que d’autres congolais de la diaspora interdisent leur musicien de prester en Europe, pendant que leurs œuvres notamment la Rumba, est jouée pendant les différentes manifestations de ceux-là même qui les combattent, c’est « à la limite incompréhensible ». Ce, avant d’évoquer le dialogue que le gouvernement compte mettre en place pour réconcilier les deux parties.

"C'est étrange de savoir que nos artistes musiciens ne peuvent pas jouer en Europe pour des raisons qui sont connues. Mais lorsque nos compatriotes qui sont à l'étranger font des fêtes, c'est avec la même musique qu'ils dansent. C'est à la limite incompréhensible. Comment refusiez-vous que vos compatriotes se produisent et vivent de leur art ! Nous avons décidé au niveau du gouvernement de voir avec les pays où nos artistes doivent se produire parce qu'il faut utiliser la puissance publique pour permettre à nos artistes de faire leur métier. Avant cela s'expliquait par des motivations politiques, mais aujourd'hui le président Tshisekedi est au pouvoir. Il n'y a plus des motivations politiques. Nous comptons trouver des mécanismes de dialogue avec ceux qui refusent les concerts, mais aussi avec les autorités particulièrement Belges et Françaises pour arriver à déverrouiller ce problème d'ici à l'année prochaine afin nos artistes soient en mesure de s'exprimer en Europe comme font les artistes Ouest-africain, nigérians...", a dit le Ministre Patrick Muyaya.

De son côté, la ministre de la Culture et arts, Catherine Furaha, a affirmé que l'inscription de la rumba congolaise dans le patrimoine culturel immatériel de l'humanité est la concrétisation d'un rêve.

"Je remercie les précurseurs de la rumba qui ont fait qu'aujourd'hui nous puissions être célébrés, nous les Congolais. Par précurseurs, je vois tous les faiseurs de la rumba ; les artistes musiciens, les grands écrivains (...) Et les remercier pour ce travail d'esprit qui est reconnu par le monde. Aujourd'hui, si nous parlons de la rumba, c'est parce qu'il (président de la République) a cru en la rumba, cette vision-là. Il a dit que la rumba devrait être inscrite à la liste représentative du patrimoine immatériel de l'UNESCO. Voilà aujourd’hui, ça arrive, c'est un aboutissement. Il faut lui dire merci pour avoir cru en la rumba. On ne peut pas oublier de remercier le chef du gouvernement, le premier ministre, qui a placé cela dans les priorités de son programme du gouvernement. Des rêves sont devenus des réalités", a-t-elle dit. 

En outre, Catherine Furaha a révélé que le gouvernement a fait du site de N'Sia Nfumu dans le territoire de Moanda au Kongo Central, route des esclaves congolais et site de mémoire, sa priorité.

Notez que c’est du 13 au 18 décembre 2021 à Paris en France, que l'Organisation des Nations-Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) va devoir inscrire la Rumba congolaise dans le patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Liévin LUZOLO

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