RDC : la Lucha dénonce “l’escroquerie” du RAM et exige son retrait

Jacques Issongo, porte-parole de la Lucha entouré de ses collègues à Kinshasa/ photo Enet Théo Liko et Inès Ifwanga

Au cours d’un point de presse tenu ce mardi 12 janvier 2021, le mouvement citoyen, «Lutte pour le Changement » (LUCHA), se dit contre le service RAM qui est une “taxe illégale et inopportune” initiée par le ministre de PTNTIC, Poste Téléphone, Nouvelles Technologies de l’information et de la communication, Augustin Kibassa et exige le retrait de ce service, le considérant comme étant une escroquerie.

La LUCHA s’indigne du fait qu’elle affirme s’être déployée en 2018 pour plaider en faveur du rabais des prix de tarif de communication et l’amélioration de la qualité de service de communication au pays, un dossier classé sans suite après les correspondances déposées tant à la présidence de la République, au Gouvernement, qu’à l’ARTPC.

En outre, la LUCHA renseigne que le ministre de PTNTIC ayant répondu en 2019 à sa lettre adressée aux autorités de régularisation de poste et télécommunication ( ARTPC ) où il comprenait l’importance de ladite démarche, a eu une tripartite avec celui-ci et l’ARTPC à ce sujet.

Fort malheureusement, la LUCHA constate que le ministre Kibassa qui pourtant était pour ses revendications, se ligue avec d’autres personnes pour rançonner la population avec une taxe de 7$ par an pour enregistrement des appareils téléphoniques. Une taxe selon la LUCHA, qui paupériser davantage les citoyens alors que les téléphones sont frappés de la TVA à leur achat, aussi à chaque minute de communication.

Le mouvement citoyen estime que ce comportement de “l’Etat prédateur social doit cesser et celui-ci doit se comporter en protecteur des citoyens”.

Ainsi la LUCHA exige du Gouvernement la fin du monnayage de ce service, tout en soulevant 5 points. Pourquoi payer une taxe auprès d’un service qui n’est pas connu par les usagers ? Aussi longtemps que seul l’Office Congolais de Contrôle ( OCC ) est permis de juger et d’apprécier la conformité d’un produit, de le détruire s’il s’avère impropre, périmé ou contrefaits ; le gouvernement ne rassure pas dans la perception d’argent, les cas sont saisissants à l’occurrence dans l’affaire de Gopass, et se demande la preuve qui rassure que le RAM fera la différent. La LUCHA constate une cacophonie entre le ministère de tutelle et l’ARTPC dont le premier estime que ce 7$ de taxe constitus une redevance alors que le second renseigne que cela servira à la prise en charge des travailleurs et équipements.

La Lucha se demande en outre, pourquoi le RAM bénéficie d’un contrat de gré à gré sans être une situation exceptionnelle ? Et les clauses du contrat entre l’ARTPC et 5C Énergy n’ont jamais été publiées dans le journal officiel.

Theo Liko