RDC: “la justice congolaise est bel et bien morte, rien ne se fait sans argent”, s’alarme un activiste

Palais de la Justice de Kindu photo d'illustration Patrick. Félix ABELY

Le coordonnateur du Réseau le Peuple d’abord, Maître Christian Tshilenge, déplore la commercialisation des jugements dans certaines instances judiciaires en République Démocratique du Congo.

A l’en croire , la justice congolaise est bel et bien morte. La corruption bat son plein. Rien ne se fait sans argent, sans une redevance. Pour lui, cette situation a été décriée à l’époque par l’ancien Chef de l’État, Joseph Kabila, mais continue à perdurer quelles que soient les condamnations de l’actuel Président, Félix Tshisekedi.

« Le constat est que tout le sait, le vit, le voit. La justice va très mal dans notre pays, mais on se limite au constat. Le Président Joseph Kabila avait relevé, en son temps, le fait que ce n’était pas normal que la justice soit administrer à la tête du justiciable. On gagne un procès parce qu’on est riche, inévitablement, on le perd parce qu’on est pauvre. Et, le Président Félix a enfoncé les clous en disant que dans notre pays tout peut s’acheter. Mais, dans un pays où les décisions judiciaires, c’est connu de tous, peuvent être achetées comme des cacahuètes, des beignets au marché, encore que les beignets nos mamans les vendent avec un peu de dignité » a-t-il fait savoir à la Radio Top Congo FM.

Et de poursuivre que les mesures prises par le Président de la République pour mettre la paix dans l’Est du pays sont appréciables et devraient être prolonger dans le secteur judiciaire.

« Mais, qu’est-ce qu’il y a sur la justice ? Qu’est-ce qu’on peut encore faire ? Moi, je pense que, puisque le Président de la République, c’est une mesure que j’encourage vivement, la paix à l’Est était devenue un problème qui gêne pratiquement la vie normale dans notre pays. C’est ainsi qu’il a pris des mesures drastiques afin de résoudre définitivement, éradiquer la question de rébellion à l’Est. Nous pensons qu’il faut dupliquer de telles mesures dans le secteur judiciaire pour des mesures drastiques. On ne peut plus se contenter des discours, il faut que le Président de la République, en sa qualité de magistrat suprême, il s’est assumé et a fait en sorte qu’il ait l’état de siège. Nous voulons aussi, en ce qui concerne le secteur judiciaire, qu’il puisse prendre des mesures drastiques afin que les lignes bougent dans notre justice. Pourquoi, parce qu’au bout du compte on va acheter le jugement » a-t-il lâché.

Puisque, ajoute ce juriste et coordonnateur du Réseau le Peuple d’abord, la justice congolaise est commercialisée en s’appuyant sur le slogan le Peuple prôné par le Président Félix Tshisekedi.

« Moi, je crois que nous sommes entrain de fustiger ce que moi je qualifie « la commercialisation du jugement ». Et c’est pas mon oeuvre, ce sont les Présidents de la République qui, dans leur discours, ont affirmé que les jugements sont commercialisés », a conclu Maître Christian Tshilenge.

Kivin Arsène Bile