RDC : la CNPAV demande à Félix Tshisekedi de nommer les responsables de la cour des comptes pour renforcer la lutte contre la corruption

Quelques membres de la coalition le Congo N’est Pas à Vendre lors d'une rencontre à Kinshasa © Photo de tiers

Les organisations de la société civile, réunies au sein de la coalition dénommée « Le Congo N’est Pas à Vendre », CNPAV en sigle, œuvrant dans la lutte contre la corruption et la lutte pour l’amélioration de la gouvernance financière et économique de la RDC, demande à Félix Tshisekedi de nommer par ordonnance les dirigeants de la Cour des Comptes, conformément aux articles 12 et 17 de la loi organique et l’article 178 de la constitution.

Dans une déclaration faite relative au renforcement de la cour de compte, la coalition le Congo N’est Pas à Vendre demande également au Président de la République, de faire entrer en fonction les membres de la Cour des Comptes conformément à l’article 9 de la loi organique mais aussi d'instruire l’Inspection Générale des Finances à transmettre ses rapports à la Cour des Comptes.

Après avoir participé à l’atelier de renforcement des capacités au Ministère de la Justice à Kinshasa du 07 au 11 septembre 2020, ces organisations de la société civile disent avoir constaté que la lutte contre la corruption constitue l’un des défis majeurs pour l’avenir de la République Démocratique du Congo.

La coalition "Le Congo N'est Pas à Vendre" constate également que la corruption est un fléau qui impacte négativement l’existence même du pays mais aussi le dysfonctionnement structurel des finances publiques ; la faible application de la loi relative aux marchés publics, notamment la non prise en compte des préalables tels que ; l’insuffisance de moyens humains, matériels et financiers accordés et l’ineffectivité de la comptabilité publique qui ne favorisent pas l’efficacité dans le contrôle des finances publiques et de la lutte contre la corruption.

Pompon BEYOKOBANA