RDC : Jean-Marc Kabund favorable à la suppression du RAM

Le Président a.i de l’UDPS Jean-Marc Kabund n’est pas passé par quatre chemins pour décrier l’origine de la taxe RAM dont une franche de l’opinion fait porter le chapeau au parti au pouvoir d’être à la base de cette mesure tant décriée par la population.

Devant une foule immense des militants venus de tout bord devant le siège du parti le vendredi 12 novembre à Kinshasa, à l’occasion de la célébration de la 3eme année de la « Journée de la base », date marquant le retrait de la signature de Félix Tshisekedi dans l’accord de l’opposition à Genève sur le choix du candidat unique qui était Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund a saisi cette occasion pour exiger sa suppression totale.

« Nous UDPS, en quoi sommes-nous liés à la création de cette taxe RAM ? Nous ne sommes pas créateurs du service qui a créé le RAM. Ça a été créé en 2011. Celui qui gère ce service, c'est le DG de (l’ARPTC) et est bien connu. Ce n’est pas un cadre de l’UDPS. Ils l’ont fait tenant compte de leurs services. Si la population dont nous faisons partie est contre, qu’ils ne disent pas que nous UDPS sommes d’accord avec le RAM. D’ailleurs, quand est-ce que nous l’avions accepté ? Qu’on nous dise qui des cadres a dit que l’UDPS soutient le RAM », a farouchement réagi JM Kabund au cours de son allocution sur cette question.

Si plusieurs mouvements citoyens dont la LUCHA, les consommateurs lésés et autres y compris la société civile se battent depuis plus de deux ans pour sa suppression totale, JM Kabund a à son tour exigé que « la solution est que puisqu’on a enlevé ce RAM dans les téléphones 2G, le supprimer totalement sera aussi notre joie comme celle du peuple », a-t-il conclu sur cette affaire.

Lancé depuis 2020 par le Ministère du PT-NTIC et l’ARPTC, la Taxe du Registre des Appareils Mobiles ne cessent de diviser l’opinion. Si dans les explications cette taxe contribue au développement du pays, bon nombre des Congolais, n’ont depuis, jamais rien vu de clair suite au retrait sans avis de leurs unités et sa suppression est leur maître mot.

Theo Liko

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