RDC/Interdiction de diffuser les chanson Nini to sali te et Lettre à yha Tshitshi : "dès les premières heures de ce mercredi, ces mesures seront levées", Didi Kelokelo de la commission de censure

Après que le gouvernement ait décliné la responsabilité sur l'interdiction et diffusion des chansons "Nini to sali te" et "Lettre à yha Tshitshi", la commission de censure vient de faire ce qui convient d'être qualifié d'un rétropédalage honteux, évoquant ainsi la suspension provisoire de ces chansons et non l'interdiction comme annoncée mardi dernier.

« La commission de censure a fait ce que prévoit la loi. Nous avons pris cette mesure de suspension de diffusion afin que les artistes viennent nous présenter leurs œuvres qui doivent recevoir notre accord avant la diffusion », précise Bernardin Mayindombe Mway sur Top Congo FM.

Selon lui, se référant au décret 003 du 21 février 1996 sur la création (article 5), le président de la commission de censure précise que « nul ne peut offrir un spectacle ou diffuser en RDC une chanson au public ni procéder à la production sans avoir reçu une autorisation préalable et écrite de la commission de censure ».

« Si vous ne le faites pas, la commission prend une mesure provisoire et conservatoire afin que les musiciens viennent obtenir notre décision de décision », dit encore le président de la commission de censure selon qui « tous les artistes connaissent cette disposition car nombre d’entre eux ont déjà subi un avis de suspension de diffusion pour cette raison ».

Et de conclure :

« Dès les premières heures de ce mercredi, ces mesures (interdisant la diffusion des chansons Nini tosali te… et Lettre à Ya Tshitshi) seront levées. Il y aura une lettre de levée de mesure qui sera transmise à toutes les chaînes et aux auteurs", a annoncé ce mercredi, à TOP CONGO FM, l'inspecteur de la Commission nationale de censure des chansons et spectacles, Didi Kelokelo.

« Nous allons lever cette mesure après que les artistes nous aient demandé de mesure de suspension », précise le président de la commission de censure, cellule du gouvernement, qui attend donc que les groupes dont les œuvres ont été suspendues, le demandent formellement.

ELETION-NET.COM/Top Congo FM

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