RDC/insécurité à l'Est : ces graves révélations sur le redéploiement des ADF dans des zones conquises par les FARDC

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) . Ph. Tiers

Dans sa déclaration du 16 février 2021 devant la presse au Palais des Nations à Genève (Suisse), le porte-parole du Haut-Commissariat des Réfugiés en RDC, Babar Baloch, est revenu sur les atrocités commises par les groupes armés à l'Est de la République Démocratique du Congo.

Selon le constat fait par le HCR, ces atrocités s'inscrivent dans le cadre d'une approche systématique visant à perturber la vie des civils, à semer la peur et à provoquer le chaos.

Malgré les efforts des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), les HCR indique les meurtres et les enlèvements ont continué au Nord-Kivu en 2021. Ces attaques, indique la même source, ont également été dirigées contre des civils déplacés.

Malgré les victoires des forces loyalistes sur ces rebelles, le HCR indique, par ailleurs, que les FARDC n'ont pas les moyens de maintenir pour longtemps les positions conquises des rebelles. Ce qui permet le redéploiement des ces groupes armés qui endeuillent les paisibles citoyens.

"Les opérations militaires de l’armée de la RDC contre les milices sont plus souvent réussies que par le passé. Néanmoins, les forces armées n’ont pas la capacité de maintenir le contrôle des zones qu’elles sécurisent, laissant ainsi aux groupes armés non étatiques la possibilité de reconquérir ces zones et de s’imposer à la population locale", a déclaré Babar Baloch, porte-parole du HCR en RDC.

Par conséquent, "le HCR appelle tous les acteurs à respecter le caractère civil et humanitaire des sites de déplacement et plaide pour des enquêtes rapides et indépendantes sur les crimes commis afin que les auteurs puissent être traduits en justice".

Liévin LUZOLO